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Bulletin de l'ATFC

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Mars 2013 Numéro 26

Dans cette édition

Dans ce 26e numéro du Bulletin de l’ATFC, vous pourrez lire le Grand dossier portant sur les activité de l’association rédigé par Alain Jean, nous vous présentons Alice Ronfard, metteure en scène qui a animé à deux reprises nos ateliers en formation continue au Banff Centre, vous lirez les manchettes de nos compagnies membres et des nouvelles brèves de l’ATFC. De plus, la section En route vers le 30e vous présente le Théâtre populaire d’Acadie.

 Bonne lecture!

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 Grands dossiers

Les faces (plus ou moins) cachées de l'ATFC

La présente saison en est une de réflexion intense et de planification assidue à l’ATFC. Depuis septembre dernier, l’association a déposé une demande de financement pour les trois prochaines années auprès des Programmes d’appui aux Langues officielles du Ministère du Patrimoine canadien et une autre, couvrant les quatre prochaines, au Service du théâtre du Conseil des Arts du Canada. En parallèle, l’ATFC renouvèle actuellement son Plan de développement stratégique - qui guidera l’ensemble de ses actions jusqu’en 2019-, ainsi que son Plan en formation, qui l’amènera, quant à lui, jusqu’en 2017. Elle procède également présentement à la refonte de son site Internet, qui sera lancé dans les prochains mois, et s’attèle à créer de nouvelles initiatives qui viendront continuer à appuyer d’une façon majeure le milieu théâtral de la francophonie canadienne au cours des années futures. Des annonces à cet effet devraient d’ailleurs être effectuées au début de la saison prochaine.

Toutes ces activités sont l’occasion de réfléchir au chemin récemment parcouru, à l’identité de l’association, et à ce qu’on en connaît à l’extérieur du cercle des initiés. C’est la raison pour laquelle il nous a semblé intéressant de parler, non pas d’une problématique de notre milieu comme c’est souvent le cas au sein de ce Grand dossier, mais, plutôt, de présenter la nature bicéphale de notre association, en mettant en lumière les deux articulations majeures de son travail : l’ensemble des activités en développement professionnel et en formation continue qu’elle a mis sur pied au cours des dernières années, de même que certaines de ses actions de représentativité politique.

Le champ d’action premier de notre association est d’agir en tant que groupe de pression et de lobbying. Toutefois, en raison de la nature même du secteur qu’elle représente, l’ATFC est la dépositaire de l’ensemble des besoins du milieu. Elle est également l’organisme moteur des réponses qui doivent y être apportées. Elle intervient ainsi dans des domaines aussi vastes et diversifiés que : 

  • La représentativité et le rayonnement de compagnies grand public ;
  • La représentativité et le rayonnement de compagnies jeune public (plusieurs membres de l’association possèdent le double mandat de s’adresser tant au grand qu’au jeune public) ;
  • L’appui à la diffusion des compagnies dans la francophonie canadienne, au Québec, et ailleurs ;
  • La représentativité de leurs besoins quand elles agissent elles-mêmes comme diffuseurs;
  • La promotion globale du milieu ;
  • La formation de base et le ressourcement professionnel des artistes et des administrateurs ;
  • L’appui à des initiatives de développement dramaturgique ;
  • L’animation des activités d’une fondation qui vise à développer une relève en lui donnant l’occasion de s’enraciner dans son propre milieu ;
  • Le maintien de liens avec le secteur de l’éducation ;
  • La production d’études et d’argumentaires visant à faire avancer les grands dossiers;
  • L’animation de diverses instances de concertation avec plusieurs organismes de partout au Canada, du domaine artistique, culturel ou de la francophonie ; 

Un engagement ferme envers le développement des artistes du théâtre de la francophonie canadienne

Le mandat juridique de l’ATFC est de former un front commun pour défendre les intérêts et assurer le développement et la promotion des théâtres francophones hors Québec et d’affirmer le rôle et l'importance de l'activité théâtrale régionale dans l'ensemble de la vie culturelle nationale. Par ailleurs, l’ATFC peut, d’une certaine façon, se comparer également à un centre de développement artistique, notamment en ce qui regarde la dramaturgie et le ressourcement professionnel des artistes, des concepteurs et des administrateurs. À un rythme qui s’est accéléré au cours des dernières années, elle leur procure ainsi des occasions de formation et de création. Elle le fait en partenariat avec certains organismes majeurs du théâtre canadien, toutes langues confondues.

Ces activités poursuivent deux fonctions. D’une part, pallier aux lacunes engendrées par l’absence, dans la francophonie canadienne, d’une formation pratique comparable à ce qui se fait ailleurs au pays et sur le reste de la planète. D’autre part, permettre aux praticiens d’être en contact avec la fine pointe d’une pratique théâtrale toujours en mouvement.

Si le stage au Banff Centre est la plus spectaculaire de nos instances de formation, l’ATFC a également créé de nombreuses autres activités de formation continue ou de ressourcement professionnel. Toutes participent au même objectif, briser l’isolement des praticiens du Canada français et les mettre en contact avec une formation et une pratique de haut niveau. De plus, chacune de ces activités se veut également une instance d’échanges entre praticiens. Le pays est grand ; tant qu’on ne l’a pas vécu, il est impossible d’imaginer jusqu’à quel point permettre à des artistes de partout au pays de se côtoyer à travers le geste artistique et durant une période de temps conséquente, est important en termes de stimulation, de concertation et de ressourcement.

Afin d’assurer la vitalité et la pérennité de la pratique théâtrale professionnelle au sein de son milieu, l’ATFC a ainsi développé, au cours des trois dernières années, des partenariats avec les organismes suivants :

Le CEAD

En permettant, depuis 2011, que des auteurs franco-canadiens participent à nouveau aux résidences internationales de création de cet organisme après un hiatus de six ans. Ils ont ainsi accès à un encadrement dramaturgique de grande qualité, en plus d’avoir l’occasion de fréquenter des pairs provenant de divers horizons. Esther Beauchemin a ainsi bénéficié d’une résidence à Québec en juin 2011, où elle a eu l’occasion de travailler à son plus récent texte Quand la mer reviendra. La prochaine résidence internationale du CEAD aura lieu au printemps 2014 et il est déjà assuré qu’au moins un auteur de la francophonie canadienne y aura une place.

Toujours avec le CEAD, l’ATFC favorise la présence (les années paires), d’un groupe d’auteurs à la série de lectures Dramaturgies en dialogue. Cette initiative a pour but de leur permettre de découvrir certaines déclinaisons de la dramaturgie actuelle d’auteurs membres du CEAD, ainsi que d’auteurs en provenance d’un pays invité (la France, la Catalogne, l’Allemagne, etc.). Depuis la mise sur pied de cette délégation, trois auteurs franco-canadiens sont devenus membres du CEAD, ce qui leur procure un soutien face au développement de leurs prochaines œuvres auquel ils n’avaient pas accès jusqu’alors. 

Le Festival du Jamais lu

En permettant, à chaque année depuis 2011, à trois auteurs de suivre une classe de maître (avec Jean-Marc Dalpé, Daniel Danis et, en 2013, Pauline Sales). Cette présence à Montréal leur donne accès à des outils qu’ils ne peuvent pas encore obtenir dans leur milieu. De même, ces trois auteurs assistent à l’ensemble du festival, ce qui, dans ce cas aussi, leur permet de découvrir certaines déclinaisons de la dramaturgie actuelle. Ils ont, de plus, l’occasion de rencontrer les divers visages de la jeune dramaturgie montréalaise et de se réseauter avec elle. Par ailleurs, un texte franco-canadien est lu publiquement au sein de la programmation officielle de l’événement. Les deux textes qui ont fait l’objet d’une lecture publique au cours des deux dernières années ont ensuite été produits la saison suivante, un par le Théâtre du Trillium (Ottawa, Ontario), Déluge, d’Anne-Marie White, et un au Théâtre la Seizième (Vancouver, Colombie-Britannique), Statu Quo, de Gilles Poulin-Denis. 

Le Festival TransAmériques

En donnant l’occasion, depuis le printemps 2012, à trois jeunes créateurs (auteurs, metteurs en scène, concepteurs) de participer aux Rencontres internationales de jeunes créateurs et critiques des arts de la scène. En plus de découvrir certaines des esthétiques les plus pointues des domaines du théâtre et de la danse internationales en assistant à la programmation officielle, les trois participants franco-canadiens ont l’occasion d’échanger avec une trentaine de créateurs de leur génération en provenance de partout sur la planète. Il s’agit pour eux d’une formidable occasion de verbaliser et de mieux comprendre certaines des démarches les plus excitantes de la création mondiale. Tenue pour la première fois l’an dernier, cette initiative a déjà permis à un jeune créateur acadien, Mathieu Chouinard, de développer un projet conjoint avec un artiste du Togo.

Le Carrefour international de théâtre

L’ATFC permet depuis 2008, à tous les deux ans, aux dirigeants de ses compagnies membres de se rendre en bloc à ce festival afin d’y découvrir des esthétiques témoignant de la fine pointe de la pratique internationale et de se réseauter avec des artistes de diverses provenances. L’association en profite également pour y tenir son assemblée générale annuelle. Depuis le printemps 2012, des laboratoires de création permettent également à une vingtaine d’artistes (auteurs, metteurs en scène et comédiens) de la ville de Québec et de la francophonie canadienne de collaborer et de travailler ensemble sur une matière commune, soit trois textes en chantier issus du Canada français.

Ces trois textes sont ensuite présentés au public. En 2012, les œuvres suivantes ont été offertes : No man’s land, de Johanne Parent (Acadie), Dans ces mains vides, de Michel Ouellette (Ontario), Dehors, de Gilles Poulin-Denis (Ouest). Le lendemain de la première édition des laboratoires, en juin dernier, les directions des compagnies membres de l’ATFC, réunies en assemblée générale, ont d’ailleurs demandé à l’association d’institutionnaliser ce projet, tant il participe à conférer une visibilité importante au milieu canadien français et à favoriser l’avènement d’activités communes avec le Québec.

Petits bonheurs

Au printemps 2011, trois créateurs franco-canadiens se joignaient à une délégation d’artistes français et belges à l’occasion de trois festivals internationaux : Méli’Môme (Reims, France), Pépites (Bruxelles et Charleroi, Belgique) et Petits bonheurs (Montréal) afin de s’initier à une pratique artistique (la création destinée à la Petite enfance) dont la connaissance était alors quasi-inexistante au Canada français. Dès l’année suivante, deux productions ont vu le jour (une en Ontario, Ti-Jean de partout, de Pier Rodier, et une en Acadie, Banane fête, de Mélanie Léger), alors qu’une troisième est en cours de développement au Manitoba. Si l’activité a été un franc succès, pour l’année 2013 et pour les suivantes, elle a néanmoins été revue par les partenaires. Les trois créateurs de la francophonie canadienne - qui sont désormais choisis sur la base de la présentation d’un projet-, se rendront maintenant uniquement à Petits bonheurs. Ils y suivront des ateliers, assisteront à des spectacles, et discuteront avec leurs créateurs afin de s’initier à ce type de production aux caractéristiques si particulières. Ils y seront accompagnés par un/e spécialiste de la création destinée à la Petite enfance. Par la suite, cette personne se rendra dans les trois régions du pays pour accompagner les trois participants dans la création de leur projet.

Par ailleurs, l’ATFC est également très préoccupée par l’absence d’une formation de base de niveau pratique dans la francophonie canadienne. Les 22 et 23 avril 2012, elle a réuni, à Ottawa, tous les responsables de la formation postsecondaire en théâtre ou en techniques de scène de notre milieu : l’Université de Moncton (Nouveau-Brunswick), l’Université Laurentienne, le Collège Boréal (tous deux situés à Sudbury, Ontario), le Campus St-Jean (Edmonton, Alberta), l’Université d’Ottawa et l’Université de Saint-Boniface (Winnipeg, Manitoba). L’objectif de cette plateforme est de déterminer, avec nos partenaires, si la formation de base offerte dans notre milieu a évolué au diapason des besoins de la pratique. En avril 2012, ce premier rendez-vous annuel a permis de déblayer le terrain et de mieux se connaître. La prochaine rencontre se tiendra à Sudbury les 15 et 16 avril 2013. Au moment d’écrire ces lignes, il est possible qu’un véritable continuum de la formation théâtrale de base soit en train de se créer dans la francophonie canadienne. Des avancées majeures pourraient être annoncées dans un avenir plus ou moins rapproché. 

Un engagement ferme envers le développement des compagnies membres de l’association

La grande force de l’ATFC est d’être en contact continuel avec ses membres. Elle les réunit d’ailleurs une à deux fois par année en face en face (lors de ses assemblées générales et, aux deux ans, à l’occasion des Zones théâtrales), ce qui permet de favoriser la discussion, la consultation, la concertation, le rassemblement, et la prise de décision. La réflexion qui s’incarne à l’ATFC tire ainsi son origine de celle des membres. Le rôle de l’association est ensuite de l’organiser et de l’orienter dans une perspective nationale qui saura refléter des besoins communs aux trois régions, l’Acadie, l’Ontario, l’Ouest.

Le principal dossier de l’ATFC pour les prochaines années consiste à trouver une solution au manque de ressources humaines dont bénéficient ses compagnies membres, particulièrement celles qui ont une responsabilité face à la gestion d’une infrastructure physique. En 1995, un seul de nos théâtres bénéficiait d’une salle permanente. En 2013, onze des quatorze compagnies de l’association sont maintenant directement identifiées à une infrastructure théâtrale pour laquelle elles possèdent une forme de responsabilité. L’érection de ce réseau a grandement transformé leur situation, d’abord et avant tout en leur fournissant des moyens beaucoup plus adéquats quant à la poursuite de leur développement artistique. L’impact est perceptible, tant sur l’ampleur des programmations que sur le développement des publics.

Maintenant que le réseau pancanadien est presque complété, il est urgent que les compagnies qui l’ont fondé obtiennent un financement adéquat afin de pouvoir exploiter ces espaces selon des prérogatives artistiques. La solution passe par l’augmentation des ressources humaines, comme l’ATFC l’a démontré dans l’étude de la consultante Pénélope Cormier, Historique des espaces de production, de création et de diffusion théâtrale et les ressources nécessaires à leur gestion, parue en mars 2012.

Notre association souhaite ainsi continuer à sensibiliser les bailleurs de fonds afin que le secteur théâtral de la francophonie canadienne bénéficie d’un financement qui soit réellement adapté au contexte de la pratique en milieu minoritaire, à l’ampleur des mandats des compagnies, à l’étendue du territoire à desservir, de même qu’aux objectifs de création, de rayonnement et de développement poursuivis par l’ensemble du milieu. Pour en découvrir davantage sur ce sujet, prière de consulter le Grand dossier paru dans ce même bulletin en décembre 2010.

En novembre 2010, alors que l’ATFC nommait pour la première fois cette problématique à l’occasion du Groupe de travail en théâtre - une instance qui découle de l’Entente multipartite pour les arts et la culture dans la francophonie canadienne, et qui permet à l’association de rencontrer d’un seul coup et sur une base quasi annuelle l’ensemble de ses partenaires du fédéral - plusieurs représentants de l’appareil fédéral s’engageaient à former un comité afin de réfléchir à la question et proposer des pistes. En septembre 2012, l’ATFC apprenait cependant que ce comité mettait fin à ses activités, faute d’avoir pu trouver une solution. On lui conseillait alors de mettre l’ensemble de ses billes dans le renouvèlement de certains programmes au Ministère du Patrimoine canadien qui feront l’objet d’une évaluation au cours des prochaines années afin qu’ils puissent dorénavant offrir des réponses face à cette problématique. En novembre dernier, l’ATFC est parvenue à sensibiliser le ministre du Patrimoine, James Moore, à ce sujet.

Récemment, l’ATFC a eu l’occasion de mieux positionner ce dossier par d’autres rencontres de nature politique. Le 4 mars, elle rencontrait le Secrétaire parlementaire pour les Langues officielles, le député Conservateur, Jacques Gourde. Le lendemain, elle s’assoyait avec l’adjointe législative du député Néo-démocrate et Porte-parole adjoint de l’Opposition officielle en matière de Langues officielles, Tyrone Benskin, Madame Greta Levy. Il est intéressant de souligner que le bureau de Tyrone Benskin a de lui-même invité l’ATFC après avoir été sensibilisé à l’association par sa campagne Saviez-vous que…Deux jours plus tard, l’ATFC rencontrait certains dirigeants de la Politique des Arts au Patrimoine canadien, Marc Lemay, Directeur général de la Politique des arts, Robert Hunter, Directeur, Appui stratégique aux arts, et Robert Shotton, Directeur, Programmes et développement des arts. Cette dernière rencontre pourrait peut-être permettre d’ouvrir une porte. Un projet pourrait peut-être en découler.

Si aucune de ces rencontres n’a encore su apporter de solution concrète, soit la création d’emplois dans notre milieu, si les diverses agences fédérales semblent se lancer la balle, à savoir laquelle aurait la responsabilité d’apporter des solutions dans ce dossier,  l’ATFC est entêtée, têtue, patiente et tenace. Elle continuera à travailler de concert avec tous ces partenaires et à mener des actions en ce sens avec eux dans un avenir rapproché.

Tant dans ses activités de formation qu’au plan de la représentativité politique, l’ATFC souhaite que réflexion intense et planification assidue se transforment, comme il est arrivé souvent dans son histoire, en résultats concrets. Nous vous informerons des développements au sein de ces dossiers dès que des avancées seront réalisées.

Alain Jean, directeur général

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Alice Ronfard, metteure en scène
Alice Ronfard
Alice Ronfard

Du 19 novembre au 7 décembre derniers, se déroulait, pour une deuxième année consécutive, le stage en formation continue pour les praticiens du Canada français, mis sur pied par l’Association des théâtres francophones du Canada, en partenariat avec le Banff Centre et l’École nationale de théâtre du Canada. Pendant trois semaines, les praticiens ont l’opportunité d’approfondir et de développer un aspect de leur art avec des formateurs de renom. Cette année, ils ont eu la chance de travailler, pour les scénographes, avec Gabriel Tsampalieros, pour les acteurs, avec Claude Poissant et pour les metteurs en scène, avec Alice Ronfard, qui en était à son deuxième séjour.

Au moment de participer à la toute première édition de ce stage en 2011, il s’agissait pour Alice Ronfard de son premier contact avec les praticiens du Canada français. Suite à sa deuxième expérience, l’ATFC a voulu recueillir ses impressions sur leur travail et leur pratique. Pour les lecteurs intéressés à en connaître davantage sur sa carrière, une courte biographie est jointe à la suite de cet article.

On dit du Banff Centre que c’est un endroit inspirant et que s’y rendre pour suivre des ateliers, écrire, travailler sur une œuvre qu’elle soit théâtrale ou d’une toute autre forme d’art, permet de décrocher totalement du quotidien et se consacrer pleinement à son œuvre. L’ATFC a d’abord voulu savoir si, en tant que formatrice, suite à ses deux séjours, Alice Ronfard y avait trouvé son compte. « Totalement !», répond-elle spontanément. Elle aime enseigner, transmettre des connaissances, et dit se trouver dans des conditions idéales au Banff Centre puisque tout le monde, participants et enseignants, est complètement disponible sans être distrait par les soucis du quotidien. Elle dit en repartir inspirée puisqu’elle y rencontre des personnes agréables, ouvertes, qui ont diverses visions qui l’amènent ailleurs. Inspirée mais aussi très fatiguée, car ces trois semaines de stage sont très intenses. Cette disponibilité de tous les participants les amène à poursuivre leurs réflexions, leurs discussions, leurs questionnements, même en dehors des heures d’atelier prévues. Elle a donc pu constater que les praticiens sont allumés et ont une grande soif d’apprendre. Les formateurs, comme les participants, sont donc constamment en état de création. « Comme prof, quand on reçoit beaucoup, on donne beaucoup en retour. C’est exigeant. Je dors pendant deux jours quand je reviens à Montréal. Mais j’aime ça ! »

Les ateliers choisis pour les trois semaines de cette dernière édition étaient Le vocabulaire de la mise en scène pour les metteurs en scène, Espace scénographique pour les scénographes et Le texte devant soi et le corps messager pour les acteurs. Les participants devaient d’abord travailler séparément, c’est à dire par groupe d’atelier, pour ensuite mettre en commun leurs visions du texte La Cerisaie d’Anton Tchekov. Selon Alice Ronfard, le format choisi cette année a permis aux metteurs en scène de mieux incarner leur travail dans la pratique. Le contact, dès les premiers jours du stage, avec les scénographes a mené à de beaux échanges et de belles réflexions. La mise en scène étant un tout, Alice croit que les stages peuvent apporter davantage aux praticiens quand ceux-ci ont la chance d’aborder une œuvre comme un ensemble; travailler avec les scénographes, les musiciens, les éclairagistes, les acteurs, etc., tout à la fois et avoir une vision d’ensemble de l’œuvre. Les quatre derniers jours du stage ont donc été consacrés au texte de Tchekov. Des équipes ont été formées d’un metteur en scène, un scénographe et deux comédiens pour présenter, la toute dernière journée du séjour, quatre versions différentes du texte.

L’expérience de cette formation est, selon elle, très profitable pour les participants. Le groupe de cette année a travaillé particulièrement fort, puisque les ateliers ont été axés davantage sur la pratique que le stage de l’an dernier qui était plus académique. « C’était plus intense, les acteurs avaient plusieurs extraits de textes à apprendre, les scénographes ont été en travail d’exploration et de création tout au long du stage et les metteurs en scène ont eu à travailler un peu sous pression, à prendre des décisions rapidement, particulièrement pendant la dernière semaine puisque ce sont les seules quatre journées durant lesquelles ils ont pu travailler avec les comédiens ». Bien sûr, l’idée derrière un stage comme celui-ci est d’apprendre et d’explorer sans la pression d’aboutir avec un spectacle fini au soir prévu pour la Première. Par contre, dès qu’une Alice Ronfard, un Claude Poissant et un Gabriel Tsampalieros sont dans la salle… Reste que, les liens entre les participants ont été créés et ce, si étroitement, que le groupe ne semble pas vouloir se dissoudre ; ils s’écrivent, se revoient et continuent à partager des expériences théâtrales ensemble. Les distances sont évidemment plus faciles à abattre pour les personnes vivant dans la région d’Ottawa mais on sent tout de même que l’esprit de groupe est resté. Déjà, en ce sens, il est possible d’affirmer que le stage leur a été profitable puisqu’il a permis, d’une certaine façon, de briser l’isolement que les praticiens du Canada français disent souvent ressentir.

Pour Alice Ronfard, le grand défi des artistes pigistes du Canada français est certainement le manque d’opportunités d’explorer, de chercher leur langage, de trouver leur démarche. Il y a peu de projets de création indépendants parce que moins d’infrastructures pour se présenter, le bassin de population francophone est moins grand, il est donc difficile de présenter des projets plus expérimentaux. Le bassin de comédiens ou de créateurs aussi est moins grand, ce qui fait que la disponibilité de ceux-ci est plus limitée. Selon Alice Ronfard, c’est dans la pratique que l’on peut chercher et trouver sa démarche personnelle. Surtout  au Canada français, où les programmes de formation de base en français proposent un moins grand nombre d’heures pratiques que la plupart des programmes de conservatoire ou de cours spécialisés en théâtre au Québec. C’est donc principalement sur le « marché du travail » que les artistes peuvent affiner leur art. Parce que le désir, la passion, le dévouement, Alice Ronfard les a très bien ressentis chez les artistes au cours des deux derniers stages. Ce n’est pas ce qui leur manque. « Ils veulent ! C’est hallucinant comment ils travaillent ! », de dire Mme Ronfard. « Donnons-leurs maintenant les moyens de créer, les ressources pour explorer et se prendre en main, développer leur autonomie ! »

Biographie d’Alice Ronfard

Depuis plus de vingt ans Alice Ronfard donne à voir et à entendre des univers singuliers. Lauréate du Masque 1999 pour la mise en scène deYvonne Princesse de Bourgogne, de Witold Gombrowicz, ce prix relate une page de sa brillante carrière. Alice Ronfard obtient, en 1990, avec L’Annonce faite à Marie, de Paul Claudel, le prix de la meilleure mise en scène décerné par l’Association des critiques de théâtre  Elle réalise en 1989, La Tempête, de William Shakespeare, mise en scène qui reçoit le Grand Prix de la Communauté urbaine de Montréal. D’autres mises en scène remarquables - Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand et Les Troyennes d’Euripide, lui valent le prix Gascon-Roux pour la mise en scène , La seconde surprise de l’amour, de Marivaux, Quai Ouest, Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès, La voix humaine, de Jean Cocteau, Comme il vous plaira de William Shakespeare, Henri 4 de Luidgi Pirandello, L’Avare de Molière et Cosi fan tutte, avec l’Opéra de Montréal proposent entre autre des relectures audacieuses de ces œuvres.

Polyvalente, elle conçoit avec Danièle Levesque l’exposition Femmes corps et âme au Musée de la Civilisation à Québec et pour laquelle elle s’est mérité le Prix d’Excellence de l’Association des Musées Canadiens en 1997. 

Avec l’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal, Alice Ronfard a assuré la mise en scène des opéras de A Midsummer Night’s Dream, en 2004, les Dialogues des Carmélites, de Poulenc, en 2003, Cosi fan tutte et Idoménée, de Mozart, en 2002, et Béatrice et Bénédict, de Berlioz, en 2000. En 2007 elle signe la mise en scène de l’opéra-théâtre musical de La faim Artaud de l’argentine Analia Lugdar. Elle participe à deux créations de musique contemporaine avec la compagnie Erreur de type 27 ainsi qu’avec l’ECM+ sur une rétrospective de l’œuvre de Yannis Xenakis.  

Depuis quelques années elle met en scène les jeunes auteurs de la scène Montréalaise tels que Évelyne de la Chenelière (L’Imposture- Théâtre du Nouveau Monde, Une vie pour deux ou De la chair et autres fragments de l’amour à l’espace Go, Emmanuel Schwartz Bérénice a deux sœurs qui ne s’aiment pas dans le tryptique Chroniques produit par la compagnie de Wajdi Mouawad et Mani Soleymanlou dans UN produit par Orange Noyée production présentée en 2012au théâtre La Chapelle avec laquelle elle signe la co-mise en scène.

Alice Ronfard enseigne régulièrement en interprétation, en scénographie et en production dans les différentes écoles de théâtre.

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 Chez nos membres

Au Théâtre du Trillium
Crédit : PALS
Crédit : PALS

Les chantiers du Trillium

Après un premier laboratoire à l’automne dernier, en compagnie de la chorégraphe Mylène Roy et Anne-Marie White, les artistes du projet Smokey Bones pour pigeons affamés (troisième texte d’Anne-Marie) retourneront en atelier au mois de mai prochain. La production verra le jour au cours de la saison 2014-2015.

La Vraie vie de Stef Paquette entrera en 2e laboratoire au printemps 2013 pour ainsi être disponible en tournée dès 14-15. Ce spectacle petit gabarit, prend forme et nous révèle, pour le moment, sa genèse : « Le 18 décembre 1973, dans le p’tit village de Chelmsford en Ontario, une bonn’femme avec pas de moyen, mettait au monde un bébé très moyen de 8 livres et demie. Elle se doutait pas qu’un jour, son p’tit gars ferait ben du cash en devenant une idole franco-ontarienne. Elle se doutait pas non plus que son fils, qui a inscrit le nord de l’Ontario sur la map monde, préparerait un jour un coming out comme on en voit rarement. C’est qu’à force de garder une part de vie secrète, on en vient à devoir un jour tout révéler… C’est par le théâtre que Stef Paquette a choisi de le faire. » Un mystère bientôt dévoilé!

En février dernier, le Théâtre du Trillium accueillait le Théâtre La Rubrique de Jonquière pour le début d’une belle aventure : la coproduction Les Mains de Jonathan. Échelonné sur deux jours, ce laboratoire a permis aux deux équipes de se rencontrer et aux comédiens des deux régions de plonger dans cet univers en compagnie de l’auteur Jean-François Caron. La mise en scène de ce spectacle a été confiée à Pierre Antoine Lafon Simard et sera créée à Jonquière en 2013-2014.

Taram au Théâtre La Chapelle

Après une création à La Nouvelle Scène, à l’automne 2011, le spectacle Taram (texte de Marjolaine Beauchamp dans une mise en scène de Pierre Antoine Lafon Simard) revivra sur les planches du Théâtre La Chapelle/Scènes contemporaines de Montréal, du 19 au 23 mars prochain.

Pour plus de détails : http://www.theatre-trillium.com/saison/paroles/taram

Écume: Tournée et papier

Après une diffusion télévisuelle sur les ondes de TFO, la production Écume (texte et mise en scène d’Anne-Marie White) continue sa tournée pancanadienne. L’équipe s’arrêtera à L’UniThéâtre d’Edmonton, du 11 au 14 avril et au Théâtre la Seizième de Vancouver, du 17 au 20 avril.

Suite à la publication du texte d’Écume, aux éditions Prise de parole, Anne-Marie White était présente à la 34e édition du Salon du livre de l’Outaouais pour une séance de dédicaces. De plus, le texte est toujours en processus de traduction vers l’anglais (travail confié à l’auteur Louis Patrick Leroux).

Déluge en réécriture

Après une première mouture présentée à La Nouvelle Scène, en septembre 2012 et en vue de la diffusion confirmée l’an prochain, Anne-Marie retournera à son clavier et l’équipe en salle de répétition pour la 2e mouture de ce spectacle.

Dans les boîtes

Alors que La Nouvelle Scène entre en phase de reconstruction majeure, dès mars 2013, et ce, pour un an, le Théâtre du Trillium rempli ses boîtes et s’installera, le temps de cette grande métamorphose, dans des bureaux temporaires situés à la Maison Trillium (283 Promenade Sussex) où déménageront également les employés de La Nouvelle Scène et l’équipe de la Cie Vox Théâtre.

Veuillez prendre note que les coordonnées actuelles resteront les mêmes. 

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Au Théâtre la Catapulte

Venez vous amuser avec le Théâtre la Catapulte :

Encouragez nos tournées pancanadiennes et célébrez notre 20e anniversaire !

Afin de soutenir ses tournées de la saison 2013-2014, le Théâtre la Catapulte organise une activité de collecte de fonds. Cette année, afin de célébrer ses 20 ans d’existence, la compagnie a décidé de délaisser son traditionnel tournoi de golf afin de se doter d’une formule inédite : une soirée « CA(TA)SINO » où pastiche de jeux de hasard et divertissements se rencontreront pour le plus grand amusement des participants !

QUAND ? 
Le 24 avril 2013 à partir de 18 h 30

OÙ ? 
Salle Huguette-Labelle, Pavillon Tabaret, Université d’Ottawa

COMBIEN ? 
Billets à 100 $ :

  • Incluent 20 $ de jetons, l’accès aux performances et une consommation.

Billets V.I.P. à 150 $

  • Incluent 40 $ de jetons, une consommation, l’accès aux performances ainsi qu’une visite exclusive de l’arrière-scène et du décor de la pièce Ik Onkar.

AU  PROGRAMME :

  • Un cocktail chic, de la musique jazz en direct et des bouchées (N.B. : il ne s’agit pas d’un repas complet) ;
  • Des jeux drôles et loufoques où vous pourriez remporter gros !
  • Des performances offertes par des comédiens professionnels de la région ;
  • Un encan hors du commun :
    • Lots vedettes : trois toiles de l’artiste reconnu Benjamin Rodger, originaire d’Ottawa, créées pour la saison 2012-2013 du Théâtre la Catapulte. Pour plus d’informations : benjaminrodger.com.

Achat de billets :

Sur Paypal via le www.catapulte.ca. Votre inscription se fera automatiquement lors du paiement. Date limite : le 17 avril 2013.
Un reçu aux fins d’impôt sera envoyé après l’événement. Vous pouvez du même coup ajouter un don à votre achat de billet.

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Au Théâtre populaire d'Acadie

Une résidence d’artiste qui va bon train

C’est dans le cadre de sa résidence d’artiste au Théâtre populaire d’Acadie, grâce au soutien d’artsnb (le Conseil des arts du Nouveau-Brunswick), que la dramaturge Emma Haché a offert et offrira encore cette saison-ci des ateliers d’écriture dramaturgique et des lectures publiques de ses textes pour le théâtre. Trois ateliers ont déjà eu lieu à Shippagan, Caraquet et Tracadie-Sheila, ainsi que deux lectures publiques (Trafiquée et L'intimité). Dans tous les cas, le très bon taux de participation a encore une fois confirmé le succès et l’engouement du public acadien pour la jeune auteure de Lamèque.

Son projet de résidence

Dans le cadre de sa résidence, Emma travaille depuis la Boîte-Théâtre, à Caraquet, à l’écriture d’un nouveau texte destiné à un public familial. Avec la collaboration de l’expert marionnettiste Sylvain Gagnon, elle souhaite explorer en laboratoire l’application scénique de sa matière textuelle.


Crédit : Nicolas-Frank Vachon

Un parrain pour la 15e édition du FTJA

Cette année, le Festival de théâtre jeunesse en Acadie du Théâtre populaire d'Acadie célèbre son quinzième anniversaire en grand avec la désignation d’un parrain : le comédien Christian Essiambre, qui a généreusement accepté ce nouveau rôle. C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’il s’apprête à représenter l’événement qui lui tient tant à cœur et sans lequel, nous confie-t-il dans un touchant témoignage, il n’aurait tout probablement pas découvert ni même poursuivi sa carrière en théâtre.

Une cure de jeunesse

Le polichinelle figurant sur le logo du Festival de théâtre jeunesse en Acadie depuis ses tous débuts a reçu, à l’occasion du 15e anniversaire de l’événement, une petite cure de jeunesse! Ce n’est que le début de toute une série d’activités spéciales dans le but de souligner cet anniversaire important du FTJA, qui aura lieu à Caraquet du 26 au 28 avril 2013.

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Au Cercle Molière


Crédit : Hubert Pantel

Amélie Bergeron à la rescousse !

Ayant perdu un metteur en scène pour notre dernière production de la saison, Sacrée famille! (assurez-vous que ce n’est pas aussi sérieux que la phrase implique!!), nous étions à la recherche d’une personne qui serait prête à mettre sa griffe sur cette comédie d’une famille « affectueusement dysfonctionnelle ». Grâce à un partenariat entamé l’an dernier avec le Conservatoire d’art dramatique de Québec, nous avons fait la connaissance d’une récente diplômée, Amélie Bergeron.  Arrivée à Winnipeg à la mi-janvier, elle a vécu avec nous tous les hauts et les bas qu’implique une production, elle s’est appropriée la  température, parfois frigorifiante, et est tombée en amour (on ose espérer) avec  notre « cercle » francophone.  La première a eu lieu le 1er mars et déjà les échos positifs retentissent dans la communauté. Merci Amélie!

Certification LEED Argent pour le Théâtre Cercle Molière

Le Cercle Molière a obtenu la certification LEED argent pour son théâtre construit en 2010. La certification LEED, ou Leadership in Energy and Environmental Design, est obtenu à la suite d’un examen indépendant. Elle confirme que la conception, la construction et l’utilisation du bâtiment correspondent à des normes écologiques de haut rendement.

Soirées cinqàsept½ 

Depuis le début de la saison, le Cercle Molière a préparé trois soirées cinqàsept½, un nouveau format de lectures publiques. Chaque soirée comprend la lecture d’une pièce suivie de rencontres conviviales. L’intimité de la salle Caisses (notre salle de répétition) se prête bien à cette série, qui rejoint un auditoire friand de nouveaux textes.  La prochaine lecture aura lieu le 7 avril.

« Marathon de mises en scène » 2

Suite au franc succès du Marathon en 2012, la formule sera reprise pour une deuxième fois. Cet évènement aura lieu mercredi le 23 mai prochain, au Théâtre du Cercle Molière. Chaque metteur en scène doit monter un extrait de pièce de 5 à 10 minutes avec une distribution de son choix. Les metteurs en scène sont suivis par des mentors expérimentés qui assistent à quelques  répétitions. 

Souliers de sable, une production du Carrousel

Le Cercle Molière est heureux d’accueillir la compagnie de théâtre, Le Carrousel de Montréal. Les 9 représentations de leur production, Souliers de Sable de Suzanne Lebeau, auront lieu en avril 2013.

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Au théâtre l'Escaouette

Du 18 au 21 avril 2013, le théâtre l’Escaouette présentera à Moncton la 7e édition du Festival à haute voix. Une occasion unique d’entendre des lectures de textes inédits de la dramaturgie acadienne. Le public aura ainsi l’occasion d’apprécier les œuvres de neuf auteurs, dont Mélanie Daigle, Gracia Couturier, Mélanie Léger, Matthieu Girard, Caroline Bélisle, Gabriel Robichaud, Marilyn Bouchard, Joanne Parent et Alain Doom. S’ajouterons à la programmation des lectures de deux gagnant.e.s du concours d’écriture dramaturgique en milieu scolaire parrainé par le Festival Frye.

Le théâtre l’Escaouette est heureux de s’associer à ses partenaires dans le cadre de cet événement bisannuel. Son association avec le Festival Frye récompensera deux adolescent.e.s des écoles secondaires qui assisteront à la lecture de leurs textes par une équipe d’artistes professionnelle. La lecture du texte de et par Alain Doom sous la direction de Joël Beddows, est possible grâce à un partenariat avec la Chaire de recherche en francophonie canadienne (pratiques culturelles) de l’Université d’Ottawa.

La programmation du festival sera dévoilée sous peu au www.escaouette.com.

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 En route vers le 30e !

L'ATFC vous présente
Maurice Arsenault, directeur artistique, crédit Jean-Pierre Cassie
Maurice Arsenault, directeur artistique, crédit Jean-Pierre Cassie

LE THÉÂTRE POPULAIRE D’ACADIE

Les Productions de l’étoile ou le Théâtre populaire d’Acadie

Créer, produire, diffuser et faire rayonner le théâtre d’ici et d’ailleurs, telle était la mission des Productions de l’étoile au moment de sa fondation, à Caraquet, Nouveau-Brunswick, en 1974. À cette époque, aucune compagnie professionnelle de langue française n’existait dans la province. Il y avait bien ici et là quelques théâtres amateurs, comme nous l’apprend l’ouvrage publié aux Éditions Le Nordir en 2001, sous la direction de Hélène Beauchamp et Joël Beddows Les théâtres professionnels du Canada francophone, entre mémoire et rupture, tels les Feux Chalins à Moncton, le Théâtre des Élouèzes à Maisonnette et le TAM (Théâtre amateur de Moncton). Mais selon Réjean Poirier, il était grand temps, en 1974, de fonder une compagnie de théâtre professionnelle francophone au Nouveau-Brunswick.

Le Djibou de Laval Goupil au moment de la reprise en 1997 

Ce qu’il fit en compagnie des cosignataires Laval Goupil et Maurice Arseneault (ne pas confondre avec Maurice Arsenault, l’actuel directeur artistique de la compagnie). Le début des années soixante-dix est une période de grande effervescence culturelle au Nouveau-Brunswick comme pour le reste du Canada. « Les Acadiens affirment haut et fort leur identité et réclament le respect de leurs droits »1. C’est dans cet esprit que les Productions de l’étoile opéreront deux ans plus tard sous le nom de Théâtre populaire d’Acadie, dans le but d’offrir une plus grande visibilité au théâtre face à l’ensemble de la population. Déjà, dans ses dix premières années d’existence, le Théâtre populaire d’Acadie s’ancre dans son milieu immédiat par la gestion de la Boîte-théâtre, une ancienne salaison de morue datant du milieu du 19e siècle que la compagnie transforme en théâtre, atelier de menuiserie et atelier de costumes. Elle est aussi présente partout dans la province par la mise sur pied d’un réseau de tournée qui sera solidifié année après année grâce aux employés permanents du TPA, mais également aux nombreux bénévoles situés dans les différentes villes du réseau.

Cinq directions artistiques en trente-neuf ans d’existence

Sous la gouverne de son premier directeur artistique, Réjean Poirier, la compagnie s’est donc dotée d’une structure administrative, d’une infrastructure de présentation et d’un réseau de tournée. Ce dernier répondait en fait à la réalité rurale, loin des grands centres, de la compagnie, comme c’est le cas de plusieurs théâtres francophones en région. Le bassin de population immédiat n’étant pas assez grand pour que la compagnie puisse fonctionner uniquement en salle fixe, elle entreprend de parcourir la province, réaffirmant du même coup son statut de compagnie provinciale. Le TPA est d’ailleurs le seul théâtre francophone au Canada à tourner systématiquement toutes ses productions. Parmi celles qui ont marqué les débuts du TPA, mentionnons Têtes d’eau et le Djibou de Laval Goupil, L’Amer à boire d’Herménégilde Chiasson, la Bringue de Jules Boudreau, Les Bessons de Bernard Dugas, Bertrand Dugas et Jules Boudreau, sans oublier Louis Mailloux de Calixte Duguay et Jules Boudreau. Ces textes donnaient la parole à des auteurs acadiens, mais côtoyaient également, dans la programmation de la compagnie, des pièces de Michel Tremblay, Jean-Claude Germain, Molière et Marivaux2 Cette diversité est planifiée dans le souci de présenter une diversité de textes à la population et ainsi en faire de grands amateurs de théâtre. La production Louis Mailloux créée dès la deuxième année d’existence de la compagnie, affirma le statut professionnel de celle-ci et fut d’ailleurs reprise de nombreuses fois au fil des ans.

Succédant à Réjean Poirier en 1985, Dominic Lavallée, un comédien montréalais issu du théâtre jeune public, consolide le volet théâtre-jeunesse de la compagnie. C’est sous la direction de Dominic que le public acadien découvrira un nouvel auteur, Laurier Melanson, dont la création Zélica à cochon vert, mise en scène par Marcel-Romain Thériault, demeure l’un des beaux succès de la compagnie. Durant ses deux années à la barre du TPA naîtront les pièces Images de notre enfance, de Jules Boudreau, Des yeux au bout des doigts de Louise Painchaud de même que Un vrai conte de fée, de Louis-Dominique Lavigne qui collaborera de façon régulière avec la compagnie pendant plusieurs années.

C’est Andréi Zaharia, ancien élève de l’Institut de théâtre et cinéma de Bucarest (Roumanie), établi au Canada depuis 1972 où il a déjà eu l’occasion de signer des mises en scène remarquées, qui prend la relève à la direction de la compagnie en 1987. Sous son règne seront présentés avec succès de grands classiques du répertoire international, tout en encourageant la création d’œuvres originales (dont Ernest et Étienne ou les Bessons un peu plus loin, de Bertrand Dugas, Bernard Dugas et Rychard Thériault, Le Tapis de Grand-Pré, de Réjean Aucoin et Jean-Claude Tremblay, adapté par Ivan Vanhecke et Le Roi Triste, de Louis-Dominique Lavigne). Malheureusement, la compagnie vit un drame lorsque ses espaces de bureaux, ses costumes et toutes ses archives sont détruits dans l’incendie qui rasa le Vieux Couvent de Caraquet, le 2 mars 1992. Après cinq ans au service de la communauté acadienne, Andréi Zaharia quitte la compagnie, après avoir apporté au milieu une meilleure connaissance du répertoire international et de l’art théâtral en général.

Laurie ou la vie de galerie d’Herménégilde Chiasson, crédit Ruffin Cormier 

Mentire de Robert Bellefeuille et Louis-Dominique Lavigne

La Petite Ombre, collectif sous la direction de Bernard Chemin, René Cormier et Louise Allaire, crédit Damien Chemin 

BOUFFE de Marc-André Charron et Mathieu Chouinard, crédit Noémie Roy Lavoie

Le Filet de Marcel-Romain Thériault, crédit Maurice Arsenault

Contes de la lune de Philippe Soldevila, crédit Louise Leblanc 

Aurel aux quatre vents de Mathieu Chouinard et Mélanie Léger, crédit Noémie Roy Lavoie

La Ville en rouge de Marcelle Dubois, crédit Louise Leblanc 

Traversant une période difficile, le Théâtre populaire d’Acadie se donne une direction artistique tout acadienne en la personne de René Cormier. Entré en fonction en janvier 1993, il restructure la compagnie et reprend la programmation en juin de la même année. René Cormier connaît bien le TPA pour y avoir joué dans de nombreuses productions depuis sa fondation. Une nouvelle période de collaborations, de coproductions et d’échanges s’amorce. Il consolide le réseau de tournée, crée un Festival de Théâtre-jeunesse, des camps d’art dramatiques, des laboratoires de dramaturgie, etc. C’est également sous sa gouverne que le TPA sera le plus joué, jusqu’alors, sur les scènes nationales et internationales. Quelques pièces coproduites par le TPA et d’autres compagnies de l’Acadie et de l’extérieur ont eu une grande visibilité au Nouveau-Brunswick, ailleurs au Canada ou à l’étranger. Laurie ou la vie de galerie d’Herménégilde Chiasson, coproduite avec le théâtre l’Escaouette (Moncton, Nouveau-Brunswick) fut un énorme succès en Acadie et fut reprise pendant plusieurs années. Mentire, de Robert Bellefeuille et Louis-Dominique Lavigne, une création jeunesse du Théâtre populaire d’Acadie et du Théâtre de la Vieille 17 (Ottawa, Ontario), fut l’une des productions jeunesse les plus vues avec La petite ombre, un collectif de création sous la direction de Bernard Chemin, René Cormier et Louise Allaire, une coproduction avec le Théâtre du Papyrus (Belgique) et en partenariat avec Les Gros Becs (Québec). Cette dernière fut jouée de  2002 à 2005 et traversa même l’Atlantique pour faire une tournée en France et en Belgique. Pour une fois d’Herménégilde Chiasson, une coproduction avec le théâtre l’Escaouette, en collaboration avec le Théâtre Sortie de Secours (ville de Québec) de même que Grace et Gloria de Tom Ziegler, une coproduction avec le Théâtre de l’Île (Gatineau, Québec), furent des succès populaires en tournée pour adulte au Canada. Les Défricheurs d’eau, d’Emma Haché, un spectacle de grande envergure créé en coproduction avec le Théâtre de la Dame de Cœur (Upton, Québec) et présenté au Village Historique Acadien (Caraquet) a permis de faire connaître la compagnie dans son propre environnement par les touristes de passage à Caraquet.

Depuis octobre 2005, Maurice Arsenault assume la direction artistique du TPA. Désireux de poursuivre la vision de développement « d’être un centre majeur de création, de production, de diffusion et d’accueil d’œuvres théâtrales de grande qualité favorisant la pluralité d’approches artistiques », Maurice accorde, lui aussi, beaucoup d’importance aux coproductions et aux collaborations avec des compagnies de l’extérieur, tant établies qu’émergentes. Depuis son entrée en poste, le public acadien a pu assister à de nombreux accueils de spectacles de grande qualité et bénéficier de belles collaborations entre la compagnie et de jeunes artistes émergents faisant place à des spectacles comme Mouving, une coproduction de Satellite Théâtre et Houppz! Théâtre ainsi que BOUFFE, une coproduction du TPA, de Satellite Théâtre et de Houppz! Théâtre. De plus, une collaboration étroite entre le TPA et Marcel-Romain Thériault a permis la création de trois pièces de cet auteur acadien, Le filet, Disponibles en librairie et La persistance du sable, ce dernier en coproduction avec le Théâtre du Tandem, de Rouyn-Noranda. Du côté des productions jeunesse, plusieurs pièces ont connu ou connaissent actuellement un grand succès. Conte de la lune, de Philippe Soldevila, inspiré de nouvelles de Pere Calders, a été coproduit avec le Théâtre des Confettis (ville de Québec) en collaboration avec le Théâtre Sortie de Secours, Aurel aux quatre vents de Mathieu Chouinard et Mélanie Léger, de même que la nouvelle création La ville en rouge, de Marcelle Dubois, une coproduction avec le Théâtre du Gros Mécano en collaboration avec le Théâtre Pupulus Mordicus, tous deux de la ville de Québec.

Préparer une saison au Théâtre populaire d’Acadie

En entretien avec Maurice Arsenault, l’ATFC a voulu savoir comment il prépare ses saisons, ce qui guide ses choix de pièces et de collaborateurs. Il dit d’abord vouloir parler aux gens. Trouver des pièces dont les sujets auront une résonnance chez le public. Il ne s’agit pas ici de plaire à tout prix, mais de toucher, faire réfléchir et faire rire de temps en temps. Il est certain que la diversité des publics que les équipes du TPA rencontrent dans les différentes régions de l’Acadie amène une réflexion particulière dans le choix des pièces. Ce qui touche le public de Caraquet ne touche pas nécessairement au public de Fredericton, Moncton ou Dalhousie! Offrir une variété de genres est aussi une préoccupation pour Maurice, de même que présenter ce qui se fait ailleurs. De plus, offrir une place à la vision du monde qu’ont les jeunes créateurs est aussi un désir de plus en plus fort chez lui.

Pour les saisons à venir, Maurice aimerait continuer à produire des traductions d’auteurs anglophones des Maritimes, une initiative qu’il a mise sur pied en 2008. Les thèmes abordés, leur sens de l’humour et leur situation géographique loin des grands centres devraient avoir, selon lui, une résonnance chez le public du TPA. Il souhaite aussi poursuivre l’exploration de classiques contemporains d’ici et d’ailleurs afin de continuer à présenter plus de styles et de genres théâtraux au public acadien, en plus de poursuivre le développement d’une dramaturgie acadienne. Pour ce faire, il souhaite poursuivre et multiplier, si c’est possible, les occasions de laboratoires d‘écriture et de création avec les auteurs émergents. Tout en conservant les liens étroits qu’entretient le Théâtre populaire d’Acadie avec le public de la province par son réseau de tournée.

Un nouveau cycle pour le Théâtre populaire d’Acadie et de grands défis pour les compagnies de théâtre.

Maurice Arsenault croit que la compagnie entre dans un nouveau cycle, elle fêtera ses quarante ans en 2014. Il sent qu’un certain virage s’opère depuis quelques années. « Le monde a beaucoup changé et on ne le réalise pas encore pleinement, ou plutôt on n’a pas encore réussi à s’y ajuster ». Cette situation est généralisée, selon lui. C’est l’accès presque instantané au monde entier qui en serait la cause. « Les gens sont connectés avec la planète en cinq secondes grâce à l’Internet, ils ont accès à un nombre faramineux de séries télévisuelles quand ils le veulent, les contacts humains se font via Facebook… C’est en côtoyant et en travaillant de plus en plus avec les jeunes créateurs qu’il a réalisé à quel point leurs préoccupations sont différentes. Elles ne sont pas centrées sur des questions identitaires locales ou uniques à leur coin de pays. Les jeunes sont branchés sur le monde et nous n’avons pas encore réussi à analyser clairement les impacts de ce virage sur notre théâtre. Mais le constat est clair : le monde change.

Le plus grand défi du Théâtre populaire d’Acadie, comme de toutes les compagnies de théâtre, qu’elles soient francophones ou anglophones, sera de fidéliser le public. D’abord trouver les bons outils de contact avec lui. Il s’agit ici d’un grand défi de promotion puisqu’il faut trouver et garder les internautes branchés aux compagnies de théâtre dans le cyber espace, mais aussi parce que le virage aux médias électroniques n’est pas accompli pour tout le monde.

Pour le TPA, joindre une population francophone dispersée s’ajoute aux défis de promotion. La compagnie s’autodiffuse plusieurs fois par année dans la majorité des villes qu’elle visite dans les Provinces maritimes et il est difficile d’assurer les relations médiatiques à distance. De plus, la situation économique a créé une diminution du tourisme en Acadie, affectant l’assistance à de nombreuses activités culturelles, dont le théâtre.

Mais par-dessus tout, il faudra aussi faire expliquer au public la qualité de l’expérience théâtrale. Le théâtre est un lieu unique et privilégié pour une parole. C’est un art d’une grande force parce que les gens sont facilement touchés, interloqués. Ils ont devant eux des êtres en chair et en os qui leur racontent une histoire, ils vivent en direct la même expérience que leur voisin. C’est une force qui ne se trouvera jamais au cinéma. Le théâtre touche des cordes que même la télévision ou d’autres formes d’art ne peuvent pas joindre. Il faudra donc réussir à convaincre les gens de sortir de la morosité collective qui semble s’être installée et sortir de leur salon pour venir revivre l’expérience du théâtre.

Une campagne de financement majeure qui confirme le sentiment d’appartenance envers le TPA

En 2009, le Théâtre populaire d’Acadie lançait une campagne de financement visant à munir l’organisme d’un fonds de dotation qui serait suffisamment important pour assurer un financement d’appoint et ainsi la pérennité de certaines activités du TPA. Objectif révisé : 1 million $ en 5 ans. En date d’aujourd’hui, le résultat est de 932 817$ et ce n’est pas terminé! Grâce au dépôt d’une partie de ces dons au fonds de dotation du TPA, la compagnie vise trois buts. Premièrement, assurer le développement du théâtre jeunesse. Elle souhaite créer plus souvent et diffuser davantage pour l’enfance, objectif difficile à atteindre alors que les écoles subissent des coupes budgétaires au Nouveau-Brunswick. Deuxièmement, être plus présente en région en augmentant le nombre de tournées et d’activités de développement de public en région ce qui entraine d’énormes dépenses alors que les subventions de tournée sont de moins en moins accessibles. Finalement, veiller au développement d’activités éducatives pour la jeunesse, pour les artistes émergents et pour la communauté en général.

Pour en connaître davantage sur le Théâtre populaire d’Acadie, visitez son site Internet www.tpacadie.ca ou son compte Youtube ou encore, suivez-le sur Facebook. Vous pouvez également recevoir son infolettre en vous inscrivant à sa liste d’envoi.

Dans le prochain Bulletin de l’ATFC, découvrez La Troupe du Jour !



1 Les théâtres professionnels au Canada francophone, entre mémoire et rupture, sous la direction de Hélène Beauchamp et Joël Beddows, Le Nordir, 2001.

2 Théâtre populaire d’Acadie, 25 ans, de Laval Goupil et René Cormier, DPG communication, 2000.

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 En bref

Délégation au Festival TransAmériques

C’est demain, le 15 mars 2013, la date limite du dépôt des candidatures pour participer aux Rencontres internationales de jeunes créateurs et critiques des arts de la scène du Festival TransAmériques. Trois créateurs de la francophonie canadienne se joindront à une trentaine d’autres participants âgés entre 25 et 35 ans, du Québec, du Canada et de l’étranger. Ils se rencontreront, confronteront leurs réalités artistiques et critiques, échangeront avec des artistes de la programmation du Festival et participeront à des ateliers-discussions. Cette année, les Rencontres se dérouleront du 26 mai au 5 juin. Pour plus de détails sur les objectifs du projet, les critères d’admissibilité et comment déposer une candidature, consultez le site Internet de l’ATFC en cliquant ici. Le lancement de la programmation du festival se fera le 20 mars prochain. Visitez le site Internet du FTA pour en savoir davantage !


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Journée mondiale du théâtre

Le mot canadien

Dans le cadre de la journée mondiale du théâtre, le 27 mars, l’Association des théâtres francophones du Canada, la Professional Association of Canadian Theatres et la Playwrights Guild of Canada, s’associent pour une troisième année consécutive et vous proposent la lecture du mot canadien écrit par l’artiste montréalaise Micheline Chevrier, traduit en français par la dramaturge acadienne Johanne Parent.

     


Micheline Chevrier


Bien qu'elle soit originaire de Montréal, Micheline Chevrier a vécu et travaillé un peu partout au Canada comme metteure en scène, dramaturge et directrice artistique. Au début des années 1990, elle devient directrice artistique adjointe au Théâtre Nouveau-Brunswick, puis dramaturge associée au Playwrights' Workshop, à Montréal. En 1995, elle est nommée directrice artistique de la Great Canadian Theatre Company (GTGC), à Ottawa. Mme  Chevrier quitte la compagnie en 2000 mais conserve un pied-à-terre dans la capitale pendant qu'elle parcourt le pays pour travailler comme metteure en scène au sein d'organismes divers, dont le Festival Shaw, le Centre national des Arts, le Manitoba Theatre Centre, le Theatre Calgary, la compagnie de théâtre Alberta Theatre Projects, le Globe Theatre, le Prairie Theatre Exchange, la Canadian Stage Company, le Citadel Theatre, le Lorraine Kimsa Theatre for Young People, le théâtre Centaur et le Théâtre Nouveau-Brunswick. Elle se joint aussi à l'École nationale de théâtre, à l'Université de l'Alberta, à l'Université Dalhousie, à l'Université Concordia et à l'Université d'Ottawa en tant que metteure en scène et professeure.

Vous pouvez télécharger le mot canadien, en anglais et en français, sur le site Internet de l’ATFC.  

Le mot franco-ontarien, le mot québécois et le mot mondial

Théâtre Action vous invite au dévoilement du mot franco-ontarien lors d’une conférence de presse le 19 mars prochain à l’Auditorium de l’École secondaire publique De La Salle, 501, ancienne rue St-Patrick à Ottawa, à 10h. Le mot sera également disponible à partir de cette date sur le site Internet de Théâtre Action.

Le mot québécois sera quant à lui disponible dès le 21 mars 2013 sur le site Internet du Conseil québécois du théâtre. Cette année, son auteure est Isabelle Boisclair, directrice générale du Théâtre Le Clou.

     

Finalement, suivez ce lien pour accéder au Mot international de Dario Fo

Surtout, surveillez les activités organisées dans votre région !

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Festival du Jamais Lu

Le Festival du Jamais Lu, en partenariat avec l’ATFC, offre à trois dramaturges canadiens francophones la chance de participer à une classe de maître qui se déroulera en marge du 12e Festival, Lu à Montréal. Celle-ci sera dirigée par la dramaturge émérite, Pauline Sales (France). L’activité se tiendra en cinq séances entre le 5 et le 9 mai 2013. Tous les candidats retenus devront être présents du 3 au 10 mai 2013 inclusivement. La date limite pour déposer une candidature est demain le 15 mars 2013 à 17h. Pour plus de détails et pour connaître les procédures d’inscription à suivre, visitez le site Internet de l’ATFC.

La programmation de la 12e édition sera dévoilée le 3 avril prochain. Rendez-vous au http://www.jamaislu.com pour en savoir plus !

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Du sang neuf et d'autres nouveautés à la Fondation

C’est le 17 avril prochain que la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone lancera l’appel de candidatures pour l’édition 2013 de ses Prix d’excellence. Ceux-ci seront remis à Ottawa au cours des Zones théâtrales, qui se dérouleront du 9 au 14 septembre prochain. Encore une fois cette année, sept prix seront remis à des artistes du théâtre de la francophonie canadienne appartenant à la relève, c’est à dire possédant un maximum de dix années d’expérience professionnelle.

Par ailleurs, nous vous invitons à être très attentif lors du lancement du concours de cette année. Tout d’abord, un nouveau prix d’envergure nationale sera annoncé. Ensuite, comme à toutes les années impaires, la Fondation accordera le Prix Marcus-Banque Nationale à un artiste sénior pour souligner son travail de bâtisseur. Un nouveau critère sera associé à ce prix à compter de cette année. De même, la bourse qui accompagne le Prix Marcus-Banque Nationale sera passablement bonifiée par rapport à celle qui a été accordée au cours des Zones de 2011. Elle était alors de 8 500 $. On peut en découvrir davantage sur la Fondation en consultant le www.fondationtheatrefrancophone.ca.

Finalement, la Fondation annonce avec beaucoup de fierté et de plaisir que trois personnalités importantes viennent tout juste de joindre les rangs de son conseil d’administration.  Tout d’abord, elle est très heureuse que Vincent Bourgeois, qui était jusqu’à récemment le président de la Fondation Viola-Léger et qui siège toujours sur le conseil de cette fondation, ait accepté de se joindre à elle. Vincent a joué un rôle très  important lorsque la Fondation Viola-Léger s’est associée à la nôtre à l’automne 2010.  De même, la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada se réjouit grandement de l’arrivée de Hilaire Lemoine parmi les membres de son conseil d’administration. Hilaire est présentement Cadre en résidence à l’Institut des langues officielles et du bilinguisme de l’Université d’Ottawa. Il a, entre autres, occupé les fonctions de Directeur général des Programmes d’appui aux langues officielles au Ministère du Patrimoine canadien pendant plus de dix ans. Hilaire a toujours offert d’excellents conseils à l’ATFC à l’époque où il était aux Langues officielles. Nul doute qu’il fera de même auprès de la Fondation maintenant qu’il se joint à son conseil d’administration. Finalement, la Fondation retrouve un vieil ami en la personne de Jean-Claude Marcus, qui a, notamment, œuvré à titre de Directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts, à Ottawa, entre 1993 et 2000. Le Prix Marcus-Banque Nationale porte d’ailleurs son nom en reconnaissance de tout ce qu’il a fait pour la pratique théâtrale au Canada français.  Notamment, Jean-Claude Marcus a joué un rôle moteur dans la création de l’Association des théâtres francophones du Canada, en  décembre 1984. C’est lui qui, à l’époque où il était directeur du théâtre jeunesse au Théâtre français du CNA, convoqua à Ottawa les onze compagnies qui existaient alors. En résulte la création de l’Association nationale des théâtres francophones hors-Québec, comme on disait alors. On peut consulter des biographies plus élaborées des membres du conseil d’administration en consultant la section Qui sommes-nous ? du site de la Fondation. Mentionnons que d’autres annonces quant au conseil d’administration de la Fondation devraient être effectuées sous peu. 

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Trois créateurs franco-canadiens à Petits bonheurs, à Montréal

Soucieuse de créer des occasions permettant aux artistes du Canada français de découvrir et de se confronter à l’évolution des pratiques artistiques d’ici et de l’étranger, l’ATFC, en partenariat avec Petits Bonheurs, permettra à trois créateurs de tourner leur regard vers la création destinée à la petite enfance, soit les bébés de 0 à 6 ans. Choisis par un jury indépendant parmi huit candidatures, David Baudemont, de Saskatoon, en Saskatchewan, Anika Lirette, de Moncton, au Nouveau-Brunswick, et Nathaly Charrette, d’Ottawa, se rendront ainsi à Petits bonheurs entre le 3 et le 12 mai prochains. Ils y suivront des ateliers, assisteront à des spectacles, et discuteront avec leurs créateurs afin de s’initier à ce type de production aux caractéristiques si particulières. Ils seront accompagnés par une spécialiste de la création destinée à la Petite enfance, la directrice générale du Théâtre de Quartier, à Montréal, Lise Gionet. Son rôle sera déterminant, puisqu’elle animera des discussions avec nos participants afin de mettre en lumière les raisons qui auront aiguillé certains choix de création. Il est ensuite prévu que Lise Gionet se rende à Ottawa, Moncton et Saskatoon pour y accompagner les trois participants dans la création du projet pour lequel ils ont été sélectionnés. Pour tout connaître sur Petits bonheurs, visitez leur site Internet . La programmation de l’édition 2013 du Festival Petits Bonheurs sera disponible dès le 20 mars !

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L'auteure acadienne Mélanie Léger en Guyane française
Mélanie Léger
Mélanie Léger

Depuis déjà quelques années, le CEAD à Montréal et ETC_Caraïbe en Guadeloupe collaborent afin d’organiser des échanges d’artistes permettant à ceux-ci de faire une résidence d’écriture et animer des ateliers dans le pays hôte. C’est par un heureux hasard que Mélanie Léger, jeune dramaturge acadienne, s’est vue confiée la partie atelier de l’échange de cette année. Elle animera donc, du 22 au 30 mars, des ateliers d’écriture d’une dizaine d’heures chacun à Kourou et à Cayenne autour du thème de la contamination. Ces ateliers sont destinés à de jeunes auteurs et/ou amateurs.  De plus, une lecture publique du texte Je…Adieu de Mélanie et d’un extrait de son texte en chantier Aline en Amérique sera présentée par une équipe professionnelle à la bibliothèque nationale à Cayenne.

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Manchettes

Calendrier

Bulletin

Dans cette édition
Dans ce 26e numéro du Bulletin de l'ATFC, vous pourrez lire le Grand dossier portant sur les activité de l'association rédigé par Alain Jean, nous vous présentons Alice Ronfard, metteure en scène qui a animé à deux reprises nos ateliers en formation continue au Banff Centre, vous lirez les manchettes de nos compagnies membres et des nouvelles brèves de l'ATFC. De plus, la section En route vers le 30e vous présente le Théâtre populaire d'Acadie.