Profil du conseiller dramaturgique, édition 2017

Animateur de la résidence - Édition 2017

 

Diplômé du programme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada, Étienne Lepage est auteur dramatique, scénariste, traducteur et créateurEtienne_Lepage transdisciplinaire. Basé à Montréal, son travail est présenté un peu partout en Amérique du Nord et en Europe. Parmi ses nombreuses créations, notons Rouge Gueule, L'Enclos de l'éléphantAinsi parlait..., Histoires pour faire des cauchemars, Logique du pire qui, par leur étonnante richesse et diversité de genre, ont su dévoiler son talent immense.

 

Entrevue Étienne Lepage

 

ATFC : Comment entrevois-tu ta participation comme animateur de la deuxième édition de la résidence d’écriture franco-canadienne au Banff Centre for the arts ?

EL : Quand on accompagne des auteur-es dans leur processus créatif, il faut à la fois être délicat et extraverti. Délicat parce que chaque auteur-e est différent-e, et qu'il faut savoir entendre ce qu'il/elle essaie de faire, quel rapport il/elle a avec l'écriture en général et son texte en particulier. Par contre, je pense qu'il faut aussi être extraverti, au sens où l'écriture n'est pas seulement quelque chose qui vient de l'auteur-e, mais qui se construit aussi sur la page, au gré des erreurs, des influences, des commentaires. Je pense qu'il est tout aussi bénéfique de se questionner sur soi que d'écrire en s'abandonnant à des conseils. Aussi bénéfique de contrôler que de déraper. 

ATFC : Jusqu’à quel point comptes-tu t’impliquer auprès des auteurs ?

EL : Ça dépendra des besoins et des désirs de chacun-e. Je pense que c'est important de se rencontrer régulièrement, pas seulement à propos des textes, mais aussi à propos de l'écriture en général, la création, le monde de la production théâtrale au Canada. Il faut se faire une tête sur toutes ces choses quand on est écrivain-e, et il faut constamment en parler, se tenir à jour, chercher à mieux comprendre, ou à comprendre autrement. C'est important aussi de profiter du temps alloué en résidence pour entrer dans un mode intensif. Par contre, il faut aussi laisser les auteur-es travailler en solo, à leur rythme. Et parfois, quand on écrit, il ne faut pas non plus trop s'acharner, sinon on peut s'épuiser pour rien, et même, carrément se dégoûter de l'écriture. 

ATFC : Quelles seront tes techniques de coaching ?

EL : J'essaie de comprendre ce que l'auteur-e a en tête, et j'essaie de lui montrer l'écart que je constate avec ce qu'il y a sur le papier. Une fois que l'auteur-e décide de ce qu'il veut faire (généralement, un mélange entre mieux maîtriser ce qu'il essaie de faire et laisser plus de place à ce qui se passe malgré lui sur la page), je cherche à lui donner des exercices, des angles, des lectures, des influences, afin de le/la pousser à réécrire. Puis le cycle recommence. On peut aussi faire des exercices d'écriture qui sortent complètement du chantier du texte, ce qui permet parfois de découvrir de nouveaux outils, ou simplement de se changer les idées.

ATFC : Qu’est-ce que ça représente pour toi de travailler avec des auteurs de la francophonie canadienne ?

EL : J'aime travailler avec toute personne qui a le goût d'écrire. Pour moi, ce désir est un jardin qu'il faut arroser et cultiver.  J'ai donc l'impression que c'est une grande responsabilité et un peu une mission de tenter d'encourager le goût d'écrire chez les autres.  

ATFC : Quelle œuvre ou quel artiste t’a marqué au point de te donner le goût d'écrire?

EL : 

Balzac (je sais, c'est weird...)

Dea Loher

Koffi Kwahulé

Sony Labou Tansi

Suzan-Lori Parks

Bernard-Marie Koltès


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