Édition 2016

ENT ATFC Banff

 

 

Durée : 3 semaines, du 21 novembre au 9 décembre 2016

 

Participants :

-18 à 20 artistes (acteurs, auteurs, scénographes, metteurs en scène, créateurs, etc.) possédant, idéalement, un minimum de 5 ans de pratique professionnelle.

 

-Les participants seront divisés en trois groupes distincts, chaque groupe se consacrant à un seul atelier. Le nombre réduit de participants sera garant d’un entraînement et d’une formation personnalisée. À certains moments, il est possible que les ateliers se croiseront, permettant aux participants de deux, ou des trois laboratoires, de travailler de façon conjointe.

Titre de l’atelier

Praticiens visés

Nombre de participants

Le corps de l’acteur | La parole en présence 

 

Acteurs

Entre 8 et 10

L’Art de la Marionnette: Jeu et Création 

Stage ouvert a tous* (Interprètes, créateurs, metteurs en scène, auteurs, scénographes etc.…)

 

Entre 6 et 9

Rêver l’espace ensemble : la complicité metteur en scène et scénographe

 

Scénographes, metteurs en scène

6

(trois duos de 2 personnes)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TRONC COMMUN

À quelques reprises durant leur séjour, tous les artistes qui auront été retenus seront appelés à participer à un bloc commun de formation. Celui-ci prendra l’aspect de rencontres et de discussions avec des artistes de théâtre, francophones, mais aussi anglophones, dont certains seront déjà sur place à Banff. Ces discussions permettront aux participants de découvrir des démarches artistiques exemplaires. Parfois, ils seront également invités à rencontrer des artistes travaillant dans d’autres domaines que le théâtre (musique, danse, sculpture, etc.) qui seront déjà à Banff, par exemple à l’occasion de résidences. L’objectif global de ce tronc commun étant de mettre les participants en contact avec une vaste palette d’expériences humaines.

Par ailleurs, un réchauffement de groupe – entraînant le corps et l’esprit–, ouvrira chacune des journées.

Finalement, quelques soirées permettront aux participants de bénéficier d’une tribune solo d’une durée d’environ 15 minutes. Lors de ce moment privilégié, ils auront, au choix, la possibilité de présenter à leurs collègues un numéro personnel. Cela pourra être – à titre d’exemple seulement–, la première étape d’un court projet de création sur lequel ils travaillent, la présentation de leurs habiletés dans un autre art (musique, photographie, peinture, sculpture, etc)., la révélation d’une part non-artistique d’eux-mêmes que les autres ne connaitront pas encore. Certains pourront également parler à leurs collègues d’un artiste qui les inspire, ou encore se commettre dans quelque chose qu’ils rêvent de faire depuis des années, mais qu’ils n’ont jamais osé aborder. Toutes les autres possibilités et toutes les autres envies sont également les bienvenues ! L’idée est de présenter quelque chose qui vous ressemble et qui vous allume !

Soumission de candidatures

Chaque atelier possède ses propres exigences quant aux documents que les candidats doivent soumettre avec leur candidature. Les documents qui doivent être envoyés se trouvent au bas de la description de chaque atelier.

 

Date limite de dépôt des candidatures : Jeudi le 23 juin 2016, à 17h. (à l’heure d’Ottawa).

Pour renseignements et pour soumettre une candidature :

Antoine Côté Legault, agent de projets, Association des théâtres francophones du Canada.

Courriel : projets@atfc.ca

Téléphone : (613) 562-2233 ou 1-866-821-2233

 


 

DESCRIPTION DES ATELIERS

 

Atelier 1 : Le corps de l’acteur | La parole en présence

Professeur : Nicolas CantinNicolas Cantin

Formé au Conservatoire d'Art Dramatique d’Avignon en France, Nicolas Cantin a longtemps fréquenté l'improvisation comme outil de performance. Son amour du jeu s'est essentiellement nourri au contact de Mario Gonzales, Philippe Hottier et Tapa Sudana. Formé au travail du clown et du masque, il se tient à la frontière des genres, « bricolant » des œuvres dans lesquelles il sonde les multiples possibilités dramatiques du mouvement. Son univers penche entre intimité et sauvagerie. À ses débuts, il crée trois spectacles : Grand singeBelle manière et Mygale (FTA 2012) qui forment une trilogie sous le titre Trois romances. Artiste en résidence à L’L (Bruxelles) Montevideo (Marseille), à l’Usine C et au Théâtre La Chapelle (Montréal), il fabrique ensuite "deux pièces anglaises" CHEESE et Klumzy (FTA 2014) qui traitent de la mémoire. Ses spectacles ont été joués en Europe et en Asie.

Il flirte également avec le cirque, en cosignant pour Les 7 Doigts de la Main la mise en scène de Patinoire, un solo pour Patrick Léonard, au même moment où on le retrouvait comme interprète pour Frédérick Gravel dans Tout se pète la gueule, chérie. Depuis bientôt 25 ans, il se commet à intervalles réguliers dans différents projets collectifs qui ont tous en commun de naviguer aux frontières des genres. En parallèle, passionné par la transmission, il enseigne l’interprétation, notamment à École nationale de cirque de Montréal, à l’École nationale de théâtre et à l’UQAM.

Description de l’atelier

À partir d’improvisations et, essentiellement, de monologues tirés du répertoire contemporain, cet atelier invite la personne à expérimenter l’acte de jouer et à en questionner ses fondements. En revenant au degré zéro du jeu, nous ferons l'expérience de nos outils corporels, émotionnels et mentaux, pour mieux toucher ce qui fait la nature sur un plateau, d’une présence juste, profonde et engagée. En touchant, à ce qui constitue l’essence du geste créatif, et cela au plus près de la question de l’intime, nous travaillerons à élargir notre champ d’exploration. À partir de mises en jeu simple, nous plongeant toutes, au cœur de la réalité du monde contemporain, nous travaillerons à aiguiser notre sensibilité, notre force autant que notre vulnérabilité, notre intelligence, ainsi que notre esprit critique. 

Objectifs

Aiguiser sa sensibilité 

Se jouer soi même 

Composer

Se déjouer

Ne rien faire

En faire trop

Tricher

Soulever la poussière 

Convoquer le monstre

Et plus si affinités

Déroulement de l'atelier

 Nous articulerons des hypothèses de travail dans un mouvement de balancier perpétuel entre ces deux pôles : 

Le corps de l’acteur

Se donner la chance d’expérimenter différentes façons de s’engager corporellement sur scène.  Expérimenter ce que veut dire incarner une présence, un personnage (qu’est-ce qu’un personnage?) Travailler à habiter un espace, un lieu. Apprendre à apparaître autant qu’à disparaitre derrière une parole, un geste, un état.

La parole en présence

Nous sommes un monde de secret. Il y a ce que nous disons et tout ce que nous ne disons pas. Dans cet esprit, nous travaillerons à faire entendre une parole,  autant qu’à laisser la place à tout ce qui ne peut se dire. Nous chercherons à mettre à nu, dans ce qu’il a d’essentiel, le monologue intérieur, qui entoure chaque mot, chaque geste, chaque silence.

Praticiens visés

Acteurs

Nombre de participants : 

8 à 10 participants

Soumission de candidatures

Pour postuler en vue d’être sélectionnés, les candidats doivent soumettre un curriculum vitae, une photo, une lettre de motivation (deux pages, maximum), un fichier vidéo (2 à 3 minutes) dans lequel ils interprètent un monologue de leur choix (peu importe le genre), qu’il soit du répertoire ou la propre création de l’artiste.

 


 

 Atelier 2: L’Art de la Marionnette: Jeu et Création Clea

Professeure : Clea Minaker

Marionnettiste, conceptrice, metteure en scène, et interprète, Clea Minaker est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette, à Charleville-Mézières, France (2002-2005, sixième promotion). Depuis, elle poursuit une recherche personnelle portant sur le théâtre de la marionnette contemporaine, et apporte ses connaissances approfondies envers cet art au sein de collaborations s’incarnant dans plusieurs disciplines : théâtre, cinéma, vidéo, danse, opéra, et performances musicales.

Elle a répondu à des commandes d’œuvres provenant de : L’orchestre du CNA (2015), Convergence : an International Summit on Art and Technology au Centre Banff (2014), Art Dubai avec Hajra Waheed (2014), !f Instanbul Independent Film Festival (2011), Musée d’Art Contemporain San Diego (2011),  Festival Casteliers (2009) et Youtheatre (2010).En 2013, elle présente un solo basé sur The Book of Thel, une œuvre de William Blake, lors du Festival Arthdanthé a La Chapelle Scènes Contemporaines, à Montréal. Elle a travaillé notamment auprès de Atom Egoyan, Kid Koala, Clyde Henry Productions, Nunavik Theatre Arts, So-called, Geordie Theatre, Dreamwalker Dance, Esmerine, Antoine Bédard, Lea Tremblay-Fong, Kaveh Nabatian, Ches Panses Verts, Shadowland Theatre, et Jumblies Theatre.

En 2007-2008, elle a créé et joué un spectacle d’ombres au sein de la tournée mondiale The Reminder, de la chanteuse Feist, une création qui a connu un succès international. Elle enseigne et a été artiste-en-résidence à l’Université Concordia, l’Université McGill, et à l’Université de la Colombie‐Britannique en Okanagan. En 2009, Cléa a reçu le titre de Protégée du Lauréat du Prix Siminovitch en scénographie, le grand marionnettiste canadien Ronnie Burkett. 

Description de l’atelier

Avec un langage théâtral poétique riche en métaphores, le théâtre de la marionnette contemporaine se montre vaste, autant au niveau de la forme que de l’esthétique. Cet art, qui trouve ses origines dans les traditions les plus anciennes (des rites sacrés à la culture populaire) a participé également aux mouvements avant-gardistes du XXième siècle. La marionnette ne cesse d’évoluer, et sur la scène internationale, elle prend même les devants dans le champ de l’expérimentation. Quant on parle de théâtre d’images, d’objets, de pantins, d’automates, d’ombres, de scénographie animée, de nouvelles technologies, comment peut-on tout regrouper sous la rubrique des « arts de la marionnette » ?  Comment connaître et reconnaître ces langages théâtraux dits « marionnettiques » ?

L’interprète donne vie à l’objet : sa forte croyance envers un univers fictif, de même que son travail de présence et d’absence (vis-à-vis l’objet), donnent la chance au spectateur de se projeter librement dans une construction illusoire. L’interprète qui joue demeure écrivain et artisan d’une réalité fictive. Le spectateur, à son tour, est interpellé afin qu’il regarde activement et qu’il déchiffre les différentes techniques qui sont à l’œuvre : l’échelle, la métaphore, la transformation, le doublement, l’ambiguïté, le symbole, et les tensions entre l'interprète et l’objet inanimé. Cette complicité particulière qui se crée entre interprète et spectateur à travers l’acte performatif rend tout possible : ensemble, l’interprète et son public donnent vie à l’inerte, à l’inexistant, et ouvrent ainsi à l’infini le champ de l’imaginaire. 

Alors que la marionnette soulève des questions importantes sur l’écriture scénique et la construction de l’image, un engagement corporel fondamental du créateur envers sa création doit tout d’abord prendre place. Le théâtre est un art vivant dans le temps et l’espace, et l’art de la marionnette est la mise en mouvement de l’image. L’atelier servira à initier les participants aux aspects fondamentaux de cet art, tout en commençant par le corps humain.

Objectifs de l’atelier

L’atelier propose une interrogation sur la nature interdisciplinaire du processus de création des arts de la marionnette. Il privilégiera le travail d’interprétation à travers le corps du marionnettiste. Au cours du stage, les participants deviendront créateurs/interprètes, et produiront de courtes formes individuelles et collectives.

Les participants (interprètes, créateurs, metteurs en scène, auteurs, scénographes) travailleront avec une panoplie de matériaux afin de leur permettre de mieux comprendre les principes de manipulation de base de la marionnette.

À travers leur écriture, les participants seront invités à explorer un monde non-verbal, poétique et abstrait, et à donner forme à l’émotion pure, à l’intangible, et à l’immatériel. 

Le but ultime de cet atelier est que chaque participant puisse repartir libre de continuer son exploration des arts de la marionnette, et que la forme pourra par la suite faire partie de sa boîte à outils expressive.

Déroulement de l’atelier :

Au cours des trois semaines, nous allons explorer plusieurs éléments qui permettront une compréhension globale de ce que sont les arts de la marionnette.

Les activités quotidiennes comprendront des exercices techniques, ainsi que des périodes de création. Il sera important pour les participants de regarder les autres à travers leurs explorations : l’exercice de spectateur, tout autant que celui d’interprète enseignera les participants à discerner ce qui fonctionne, et ne fonctionne pas.

Quelques lectures, et le visionnement de créations seront suggérés au cours du stage pour nourrir notre réflexion collective.

Premier axe : Du Corps à l’objet

- Qu’est-ce que le travail corporel du marionnettiste ?

- Qu'est-ce qui crée l'illusion de la vie chez l’objet ?

-Comment la matière inerte se métamorphose pour être perçue comme vraisemblable ?

-Pourquoi le spectateur ne perçoit que le personnage scénique et non pas l’interprète ?

-Comment la tâche du marionnettiste est liée à celle de l'acteur sur scène et comment elle s’en différencie ?

-Techniques de manipulation : le souffle, le regard, l’impulsion, la dynamique.

Deuxième axe : La poésie de la forme 

Tous les matériaux plastiques contiennent une force d’expression, une présence poétique, et peuvent offrir des possibilités dramaturgiques distinctes.

Une marionnette, ou un objet mis en jeu, exprime un geste artistique et un point de vue esthétique. De plusieurs façons, on peut dire que la marionnette, par sa matière, devient le texte.

Nous toucherons à une diversité de matériaux tout au long des trois semaines, notamment certaines techniques de marionnettes « classiques », des objets trouvés, et des matériaux bruts.

Nos explorations incluront du bricolage occasionnel. Ceci dit, ce n’est pas un stage de construction de marionnette. La recherche sur l’image est un outil dont les interprètes-marionnettistes se serviront pour créer.

Troisième Axe : La Dramaturgie Visuelle

L’art de la marionnette se distingue par une utilisation de la dramaturgie visuelle. Une dramaturgie visuelle n’est pas subordonnée au texte. Elle fonctionne librement, en parallèle, afin de construire un monde et un vocabulaire scénique qui lui sont propres.

Tandis que l’interprète dirige le regard du spectateur vers ce qui doit être vu, la notion cinématographique du « cadre » devient une référence utile.

À la base, la simple relation entre le marionnettiste et son objet implique une multitude de lectures métaphoriques. À combien de types de présences scéniques avons-nous accès en tant qu’interprète-marionnettiste ? Qu’est-ce que la notion de service réciproque entre objet et sujet ? Présence et absence au regard du spectateur ?

Comment on peut écrire avec ces éléments là ?

Participants visés

Stage ouvert a tous* (Interprètes, créateurs, metteurs en scène, auteurs, scénographes etc.…)

* Vous devrez être prêts à passer sur le plateau, ceci est un stage de jeu et de création.

On va jouer ensemble !

Préparation avant d’arriver à Banff

Vous n’aurez rien à préparer ou à lire avant d’arriver à Banff. Tout va se faire là-bas. Comme nous allons travailler physiquement, apportez des vêtements souples et confortables. Aussi apportez un cahier pour prendre des notes, faire des esquisses, etc.…

Critères pour la sélection des candidats :

 

Soumission de projet

Pour postuler en vue d’être sélectionnés, les candidats doivent soumettre un curriculum vitae, une lettre d’intention et un projet théâtral.

Lettre d’intention

Dans un premier temps, rédigez une lettre expliquant les raisons qui vous incitent à soumettre votre candidature à ce laboratoire et comment cette formation s’inscrit dans votre démarche artistique. N’hésitez pas à nous expliquer en détail les raisons qui motivent votre désir. 

Dans un deuxième temps, partagez une expérience où vous avez pu observer la prise de vie d’un objet inanimé, soit une marionnette (dans un spectacle ou un film d’animation) ou bien un objet ordinaire (par exemple un sac de plastique qui s’envole dans le vent).  Qu’est ce qui vous a interpelé à travers cette expérience ? Pourquoi étiez-vous touchés ?

Projet théâtral 

En utilisant le support de votre choix (écriture dramatique, collage/photo/dessin, vidéo) continuez votre réflexion sur la vie/présence d’un objet/marionnette. Cette fois-ci, laissez la parole à la marionnette/objet, pour que l’objet nous donne son point de vue sur un aspect de sa propre existence, le monde selon elle/lui.

Quelques pistes pour vous aider :

 

Écriture dramatique 

Inclure autant d’indications scéniques que de dialogue (décrivez la situation, l’espace scénique à exploiter, les enjeux que vous voulez privilégier, qu’est-ce que l’objet nous dit? et quel point de vue comptez-vous donner à cette œuvre ?  );

Collage/photo/dessin : inventer un scénario photographique (style bande dessinée); 

Vidéo

Créer et jouer une petite scène avec une marionnette/objet et la filmer.

Vous pouvez fournir tout le matériel visuel et/ou sonore pouvant aider à mieux faire comprendre votre vision.

Amusez-vous, je veux goûter à votre imaginaire !

 


 

 

Atelier 3 : Rêver l’espace ensemble : la complicité metteur en scène et scénographeSylvain

Professeur : Sylvain Bélanger

 Sylvain Bélanger est né en 1972, à Montréal. Il a été diplômé de l’École nationale de théâtre en 1997, où il enseigne depuis 2008. En 2012, il est nommé à la barre du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Il est un directeur artistique passionnant et engagé. Tant au Théâtre du Grand Jour qu’au Théâtre Aux Écuries, deux théâtres dont il est cofondateur, son instinct et sa sensibilité en ont fait une personnalité incontournable du paysage théâtral québécois. Il est notamment reconnu pour ses mises en scène de Cette fille-là (Joan MacLeod), Moi chien créole (Bernard Lagier) accueillie entre autres à la Comédie Française, Félicité (Olivier Choinière), Yellow Moon (David Greig), Les mutants (idée originale de Sylvain Bélanger et Sophie Cadieux), L’enclos de l’éléphant (Étienne Lepage), Billy (les jours de hurlement) (Fabien Cloutier) ou encore Comment s’occuper de bébé (Dennis Kelly), J’accuse (Annick Lefebvre) et Unité modèle, de Guillaume Corbeil. Ses spectacles ont été acclamés tant par le milieu théâtral que par la critique. Sa reconnaissance l’a mené à collaborer avec le Centre des auteurs dramatiques (CEAD) et le Conseil des arts du Canada comme jury, à siéger au Conseil d’administration du Conseil québécois du théâtre ou encore sur des comités du Conseil des arts de Montréal et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Description de l’atelier

Les participants seront ici des duos metteur en scène et scénographe. L’objectif du stage sera d’amener les couples de participants à mieux saisir et à développer le type de langage qui unit un/e metteur/re en scène et un/e scénographe avant même la période de répétitions. Comment rêver l’espace ensemble ?

Comment deux artistes peuvent se nourrir l’un l’autre dans le développement de l’espace. Ce qui nous intéresse c’est ce dialogue, ce processus, cette démarche. Davantage que le résultat. De quelle façon la vision de l’un peut grandir et se transformer par le contact avec l’autre. Comment deux artistes peuvent être complices plutôt que l’un soit l’exécutant du désir de l’autre.

Comment rêver ensemble, stimuler l’imaginaire, la sensibilité, la pensée de l’autre, les rendre compatibles aux siens, comment se nourrir d’impressions, de sensations, d’images. Comment avancer ensemble, en confiance (en soi et dans l’autre). Utiliser d’autres arts (images, sons, etc.) pour nourrir la création. Comment rêver un projet à deux, comment profiter de l’apport de l’autre, sans tomber dans la commande ? On est dans l’idéation et le développement du concept.

L’accompagnateur sera d’abord et avant tout le témoin des rencontres de travail entre les deux artistes. Il leur posera des questions, les invitera à orienter autrement leur regard, ou leur angle de vision. Parfois, il corrigera complètement le tir, en commentant sur ce qui, d’après lui, empêche la création d’arriver. 

Praticiens visés 

Metteurs en scène et scénographes : Les candidats (metteur en scène et scénographe) doivent déposer leur candidature en duo. Les deux membres du duo doivent avoir chacun déjà réalisé quelques projets. Il n’est toutefois pas obligatoire que les membres du duo aient déjà travaillé l’un avec l’autre. Il pourrait s’agir d’une première collaboration qui provient d’un réel désir de développer une complicité et de travailler ensemble. Le dépôt de candidature doit évidemment se faire conjointement, avec le consentement des deux artistes.

Nombre de participants : 6

Soumission de candidatures :

Dans un premier temps, rédigez une lettre conjointe expliquant les raisons qui incitent les deux membres du tandem à soumettre leur candidature à ce laboratoire et de quelle façon cette formation s’inscrit dans la démarche artistique de chacun. Dans cette lettre, parlez-nous de ce qui vous passionne au théâtre. N’hésitez pas à formuler vos passions/obsessions face à ce métier sous forme de questions. En d’autres termes : vous pratiquez la mise en scène ou la scénographie pour poursuivre quel questionnement ? Quelle démarche ? Quelle intuition ?

Les sources associées à la provenance d’une passion peuvent être d’ordre personnel, social, philosophique, politique ou moral, peu importe. L’atelier vise à encourager et à développer la démarche déjà en cours de certains individus, une démarche vibrante et personnelle. Partez du principe qu’un artiste est unique. Qu’il est le seul à pratiquer cet art de CETTE façon, avec CE point de vue unique sur le monde.

Dans un deuxième temps toujours dans la lettre d’intention, chacun des membres du duo doit nous parler de sa motivation à s’associer à l’autre personne. Dans cette partie de la lettre, parlez-nous en termes intuitifs et avec transparence, sans faire lire à l’autre.

Dans un troisième temps, racontez-nous brièvement une réalisation, en tant que metteur en scène ou scénographe, dont vous êtes fiers et dites-nous pourquoi. De la même façon, parlez-nous de votre plus grande difficulté, actuellement dans votre pratique, d’un point de vue artistique.

En terminant, et dans un quatrième temps, exposez-nous un rêve théâtral que vous désirez réaliser dans un avenir rapproché.

 

Pour renseignements et pour soumettre une candidature à l’un ou l’autre des ateliers

Date limite : 23 juin 2016, à 17h, heure d’Ottawa

Antoine Côté Legault, agent de projets, Association des théâtres francophones du Canada

Courriel : projets@atfc.ca

Téléphone : (613) 562-2233 ou 1-866-821-2233 


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