Édition 2015

 

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Édition 2015

Durée : 3 semaines, du 16 novembre au 4 décembre 2015

Participants :

-16 à 18 artistes (acteurs, concepteurs sonores, scénographes, metteurs en scène et créateurs) possédant, idéalement, un minimum de 5 ans de pratique professionnelle.

 -Les participants seront divisés en trois groupes distincts, chaque groupe se consacrant à un seul atelier. Le nombre réduit de participants sera garant d’un entraînement et d’une formation personnalisés. À certains moments, les ateliers se croiseront, permettant aux participants de deux, ou de trois laboratoires de travailler de façon conjointe.

 

Titre de l’atelier

Praticiens visés

Nombre de participants

Ceci est un laboratoire-découvrir le territoire du personnage

Acteurs et créateurs

Entre 8 et 10 (Idéalement 4-5 hommes et 4-5 femmes)

Conception sonore : Les composantes d’une présence invisible

Concepteurs sonores

3 ou 4

Images, espace et installation

Scénographes, metteurs en scène et créateurs

3 ou 4

 

 

 

 

 

 

TRONC COMMUN

À quelques reprises durant leur séjour, tous les participants seront appelés à participer à un bloc commun de formation. Celui-ci prendra l’aspect de rencontres et de discussions avec des artistes de théâtre, francophones, mais aussi anglophones, dont certains seront déjà sur place à Banff. Ces discussions permettront aux participants de découvrir des démarches artistiques exemplaires. Parfois, ils seront également invités à rencontrer des artistes travaillant dans d’autres domaines que le théâtre (musique, danse, sculpture, etc.) qui seront déjà à Banff, par exemple à l’occasion de résidences. L’objectif global de ce tronc commun étant de mettre les participants en contact avec une vaste palette d’expériences humaines. 

Finalement, deux soirées par semaine seront consacrées aux artistes afin de leur permettre de bénéficier d’une tribune solo d’une durée d’environ 15 minutes. Lors de ce moment privilégié, ils auront, au choix, la possibilité de nous présenter une première étape d’un court projet personnel, de nous révéler une part d’eux-mêmes que nous ne connaissions pas, de se commettre dans quelque chose qu’ils rêvent de faire depuis des années, mais qu’ils n’ont jamais osé aborder, de parler à leurs collègues d’un artiste qui les inspire, etc. Ou encore de tout simplement  nous surprendre en réalisant un rêve fou et théâtral devant des collègues/spectateurs avides de nouvelles expériences...un moment unique et artistique où tout est possible. Comme dirait Claude Gauvreau « Ce qui fait la valeur de la vie et surtout de l'art, c'est le rare, l'inattendu, l'inespéré, le surprenant, le saisissant, l'inexplicable, l'inédit, le révolutionnaire, l'incomparable, le prodigieux, l'intense, l'exorbitant, l'imprévu, le bizarre, le baroque, l'irrégulier, le fin, l'extravagant, le délirant, le vibrant, l'inimitable, le précédent, bref le sensible sous ses angles possibles et impossibles, bref l'unique sous toutes ses formes pensables et impensables »

 

DESCRIPTION DES ATELIERS

 Atelier 1 : Ceci est un laboratoire-découvrir le territoire du personnage

 

Acteur, auteur et metteur en scène, diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Québec, Robert Bellefeuille est l'un des membres fondateurs du Théâtre de la Vieille 17, dont il a assuré la direction générale et artistique de 1979 à 2006 et pour lequel il a signé plus d’une vingtaine de mises en scène. Mentionnons entre autres: Le grand voyage de Petit Rocher, L’homme invisible/the invisible man, Maïta, L’inconception, Mentire, Neiges et Le Nez. 

Si ses collaborations avec Robert Lepage l’ont mené aux quatre coins du globe, on a pu le voir évoluer sur de nombreuses scènes canadiennes et européennes, où il a participé à plus d’une quarantaine de productions à titre de comédien et d’auteur. Mentionnons entre autres: Exils, Lucky Lady, Poor Superman, Nickel, À propos de la demoiselle qui pleurait, La nuit, Les Roger et La Trilogie des Dragons.

Grâce à son sens du risque et de l’aventure, Robert a agi comme révélateur essentiel d’une multitude de créateurs franco-ontariens et comme rassembleur d’artistes venus de la francophonie canadienne et voués à la création et à la prise de parole d’une nouvelle génération.

 Depuis 2009, il dirige le programme de Mise en scène de l'École Nationale de théâtre du Canada, en plus d'être du nombre des professeurs et metteurs en scène invités. Sur la scène montréalaise, il a notamment signé des mises en scène pour le Théâtre Denise-Pelletier, le Théâtre d'Aujourd'hui, le Théâtre du Nouveau Monde, Le théâtre du Rideau Vert, Chants Libres, la Maison Théâtre et le Théâtre de Quat'Sous.

Il est récipiendaire du Prix Théâtre LeDroit, du Prix d'excellence artistique Théâtre Action et du Prix Marcus soulignant sa contribution majeure au développement du milieu théâtral franco-canadien.

Description de l’atelier

«L’acteur est l’élément théâtral qui possède le plus de possibilité d’expression». Le corps poétique, Jacques Lecoq.

 

Ceci est un laboratoire vise :

-À ouvrir l’imaginaire des candidats autour de la construction d’un personnage;

-À plonger dans les « sables émouvants et indicibles » du personnage;

-À offrir des outils qu’ils pourront découvrir et utiliser. Par la suite, ils pourront les transformer, les adapter, les transcender et les dépasser.

 Il arrive souvent qu’un acteur propose de façon inconsciente des pistes qu’il a déjà utilisées dans des spectacles précédents. 

 

Ceci est un laboratoire, est un atelier pratique et ludique qui propose aux candidats de s’associer aux plaisirs d’explorer, d’être surpris et finalement interrogés.

 -Comment personnaliser un personnage?

-Faut-il partir du dedans vers le dehors ou du dehors vers le dedans ?

-Comment traduire ce qui est singulier et unique dans un personnage?

-La personnalité de l’acteur est au premier plan, ou dissimulée derrière et au service du personnage?

-Comment l’état fait-il naître le personnage et comment le transposer?

-En quoi le personnage trouve-t-il son unicité grâce à notre incarnation?

L’objectif est de stimuler et nourrir une vision personnelle et inspirante par rapport à la construction d’un personnage.

 Le défi de l’acteur face à un personnage est de le concrétiser, le rendre palpable. Les ressources dont il dispose demeurent l’entièreté de son corps et de son être. Elles sont à la fois simples et complexes.

 Ceci est un laboratoire exposera les candidats à différents rythmes de travail, tel un archéologue, tel un sprinter. Le tout se déroulera par « blocs de travail ». Chacun de ces « blocs de travail » demeurera une finalité en soi. Que ce soit un bloc de travail de vingt minutes, de deux heures, d’un jour ou de trois jours, patience et rigueur, curiosité et abandon seront au rendez-vous au long des trois semaines.

Étape 1

Rencontre avec soi

Le personnage naît avant tout dans un corps habité; approcher le travail par le sensible, mais également par le concret, connaître son corps, le fouiller, le déverrouiller, le nommer. À partir de notre mappemonde physique et émotionnelle, des niveaux de tensions dans le corps, des points d’appui physiques et émotifs, nous tracerons notre ADN de créateurs.

 -Qu’est-ce que je dégage, que je le veuille ou non?

-Qui suis-je quand je tente d’être neutre?

-Qu’est-ce que j’utilise de moi et qui servira au personnage?

-Comment maîtriser les résistances et les blocages divers qui entravent ma capacité de créer ou de tout simplement essayer?

-Que signifie « cet acteur n’a pas de corps »?

-Comment le corps se prépare-t-il à accueillir le personnage? 

« Les danseurs ont un rapport particulier avec leur corps. Ils savent ce que veut dire être physiquement fatigué, épuisé. Et quand tu es fatigué, tu comprends mieux ce que veux dire être simple, naturel. Voilà, et la simplicité, c’est ce que je cherche. Les acteurs, à l’inverse, ne sont pas naturels, même ceux qui sont persuadés de l’être. L’acteur est toujours poussé à produire quelque chose à l’extérieur de lui-même, il se projette toujours, alors qu’il faudrait que la différence soit très claire entre « être soi-même » et  « se projeter ».

Une conversation avec Pina Bausch, Leonetta Bentivoglio

 

Étape 2

 « Être un autre »

À partir de photos, de peintures, de mots, de vidéoclips, d’accessoires, de costumes, de musique, d’extraits de film, ce laboratoire propose un voyage au pays des purs et des impurs, des beiges et des écorchés, des angoissés et des heureux. Des rencontres ponctuées d’impulsions qui bonifient et des contraintes qui balisent le travail de recherche et d’explorations.

 

Étape 3

 Rencontre avec l’ailleurs

Suite à un travail d’observations réelles dans Banff, dans les rues, les boutiques, le Centre des arts, la cafétéria, etc…, les personnages s’impriment, s’incarnent, prennent vie, se racontent, se rencontrent et n’arrivent plus à nous quitter. Un voyage au cœur du personnage, qui peut parfois paraître si ardu ou si simple.

 «Pour le public, un personnage est une série de détails, une façon de marcher, de s’asseoir, de se lever, de bouger, de tourner la tâte, de tenir une tasse, une voix tranchante, des mains douces, des détails qui donnent une idée de la nature de cet être humain.»

L’acteur rusé, Yoshi Oïda, 


Étape 4

 Rencontre avec la parole 

Les mots, les phrases, le monologue, les scènes à deux ou en chœur, les enjeux, les états, les passions, les sentiments. La recherche de la vérité dans le territoire occulte et inspirant du personnage. L’authenticité dans la  fabulation et dans la simplicité.

Témoignages multiples

Les trois semaines seront ponctuées de témoignages (films, vidéoclips, textes) qui se complémenteront et s’entrechoqueront. Des acteurs, des metteurs en scène, des chorégraphes témoigneront et se livreront sans pudeur.

 «Croire ou s’identifier n’est pas suffisant, il faut jouer.» Le corps poétique, Jacques Lecoq

 

Atelier 2 : Conception sonore : Les composantes d’une présence invisible

Professeur : Jacques Poulin-Denis 

Jacques Poulin–Denis est un artisan des arts de la scène.  Compositeur, chorégraphe, metteur en scène et interprète, il entreprend des projets qui brouillent les frontières entre la danse, la musique et le théâtre. Il crée des œuvres humanistes et loufoques qui déstabilisent doucement le spectateur en déployant la puissante vulnérabilité de ses personnages.

 En 2009, il fonde la compagnie Grand Poney qui deviendra une véritable écurie pour ses idées de grandeur. Son œuvre inclut (Very) Gently Crumbling (2015), Témoin (2015), La valeur des choses (2014), Gently Crumbling (2011), DORS (2010), Practices (2009), Domestik (2009), Cible de Dieu (2009) et le Projet pupitre (2008). Cherchant à rejoindre l’ordinaire et l’imaginaire, les projets de Grand Poney tentent de réaliser une pointe d'impossible.

Jacques Poulin-Denis publie deux albums sous la bannière de l’organisme d’art sonore, Ekumen et réalise la musique de plusieurs productions en danse et en théâtre. Il travaille notamment auprès de Mélanie Demers, Nicolas Bernier, Martin Messier, Catherine Gaudet, Ginette Laurin, Denis Marleau, Boyzie Cekwana, Philippe Lambert et Sabrina Reeves.

 Proche collaborateur de la chorégraphe Mélanie Demers, il travaille à titre d’interprète et compositeur pour l’ensemble des pièces de la compagnie Mayday depuis 2006. 
 En 2012, il est également interprète dans une création de Katia Gagné, ainsi que dans les films y2o de Dominique Skoltz et Dive de Kaveh Nabatian. Récipiendaire d’un prix Isadora Duncan Dance Awards de San Francisco en 2004, Jacques Poulin-Denis fut également sélectionné pour les prix Dora à Toronto en 2008, un prix Opus à Montréal en 2010 et un Young Audiences Music Awards à Bruxelles en 2013.

Description de l’atelier

Concevoir la trame sonore d’un spectacle, c’est prendre une place importante dans une création. Cette place est parfois si radicale qu’elle peut aller jusqu’à enterrer le jeu des comédiens; d’autres fois, elle est purement pragmatique, comme le son d’un coup de feu qui permet de saisir une clé du synopsis; et d’autres fois encore, elle est si subtile qu’on ne la remarque que lorsque la musique s’arrête. Il existe autant de pistes musicales à rechercher qu’il y a de sons à entendre. Ce qui guide le choix et le traitement de ces multiples sonorités, c’est le spectacle. C’est cette œuvre, et non notre musique, qui doit être le premier souci. La trame sonore est principalement à son service. Si ce rapport de force peut paraitre ingrat et dépourvu de créativité, il faut se détromper. C’est justement en travaillant à partir de cette question, «de quoi cette œuvre a-t-elle besoin?», qu’apparaissent les pistes de création.

Cet atelier vise tout d’abord à couvrir les mécaniques et techniques de base de la conception sonore pour ensuite stimuler la créativité des participants en leur proposant de nouvelles approches à la création. Nous questionnerons entre autres le rôle que joue la trame sonore dans différents contextes de mise en scène, théâtre et danse, tel que les transitions, les ambiances, les ponctuations, le rythme et la suggestion.

 Les éléments qui sont à notre disposition sont infinis. Ils incluent tous les sons concrets enregistrés ou non (klaxon de voiture, cloches d’églises, oiseaux, criquets, etc.), tous les sons instrumentaux et les sons de synthèse. Il peut être intéressant de détourner la nature et la fonction de ces sons afin d’arriver à une imagerie sonore plus abstraite et ouverte à l’interprétation de chaque spectateur. Lors de cet atelier, nous tenterons de travailler en profondeur avec ces différents éléments.

Le métier d’un concepteur sonore peut–être assez solitaire. L’objectif de cet atelier n’est pas de réaliser la trame sonore d’une production spécifique, mais plutôt de décloisonner cette pratique. Nous profiterons de ces trois semaines pour essayer un grand nombre d’exercices de création sous forme de laboratoire. Nous échangerons sur nos méthodes et techniques. L’objectif est donc d’explorer et diversifier une démarche sans la contrainte d’une production finale.

 

Objectifs de l’atelier

 -Connaitre le logiciel de diffusion QLab et une initiation au logiciel Ableton Live;

-Articuler une conception sonore sur la durée d’une scène;

-Travailler à partir de textes, de séquences vidéo;

-Synchroniser une trame sonore à une situation live, comme le jeu d’acteurs;

-Appliquer une présence sonore en un geste fin et affirmé;

-Identifier les besoins musicaux d’une proposition théâtrale;

-Stimuler la création à partir de matériaux imposés.

 

Déroulement de l’atelier

 Les bases – Travailler à partir de contraintes. Faire un survol des techniques de conception sonore pour le théâtre et sa diffusion. Voir différents types d’interventions, transitions, fades, snaps, drones et trames. Savoir nuancer la présence de la trame sonore dans une œuvre théâtrale.

La matière – Travailler à partir de matériaux imposés. Réfléchir sur les différences entre la musique et le son. Voir le son comme un personnage de la mise en scène et comme guide de la lecture du spectateur.

 Le contexte – Travailler à partir de situations imposées. Se positionner face à un sujet, une circonstance théâtrale. Que manque-t-il à cette scène? Quel est l’univers sonore de ce personnage, de ce lieu, de cette tournure? Préparer des conduites interactives de spectacle, tester des conceptions spontanées sur différents modèles, comédiens live et sur vidéo. 

 

Atelier 3 : Images, espace et installation

Professeure : Danièle Lévesque

Depuis une trentaine d’années, l’originalité et l’audace du travail de cette diplômée de l’École nationale de théâtre (1983) ont bouleversé le monde de la scénographie au Québec. Danièle Lévesque a travaillé sur la majorité des scènes québécoises et exploré autant le théâtre de répertoire, de création et d’avant-garde que l’opéra, la danse et la scénographie muséale. On lui doit la remarquable conception scénographique pour l’exposition Femmes corps et âmes au Musée de la Civilisation à Québec, 1996-97, qui s’est méritée le Prix d’excellence de l’Association des Musées Canadiens. Son travail a largement contribué à l’affirmation de l’art scénographique au Québec et elle possède un style et une signature très personnels basés sur l’architecture, le choix de matériaux et l’accumulation d’objets. Les décors qu’elle imagine, souvent au TNM et à l’Espace Go, sont grandioses et dénudés ou alors chargés à l’excès d’objets de toutes sortes : des voitures, des aquariums, des réfrigérateurs, qu’on pense à Bonjour, là, Bonjour (1987) de Michel Tremblay ou l’Hiver de force (2002) de Réjean Ducharme. Elle a collaboré avec des metteurs en scène aux démarches très diverses tels que Brigitte Haentjens, Alice Ronfard, Réné Richard Cyr ou Lorraine Pintal. En accord avec eux, elle a su matérialiser d’une manière innovatrice les univers de Muller, d’Euripide, de Genet, de Molière ou de Gauvreau, comme elle l’a fait pour ce dernier avec l’Asile de la pureté (2004). Son talent est unanimement salué par la critique et, par deux fois, elle a été mise en nomination pour le prestigieux Prix Siminovitch. Enseignante à l’ÉNT depuis 1992, elle prend la direction du programme de Scénographie de 2002 à 2014.

 

Description de l’atelier

 Exploration et conception d’un scénario d’images, et réalisation d’une proposition dramatique par la création d’une installation

Objectifs de l’atelier :

Dans cet atelier, nous tenterons de questionner, d’approfondir et de réfléchir sur le pouvoir des images et de leurs mises en espace. Nous aborderons principalement l’étude du sens de l’image et de son impact. Comme conclusion à notre exploration, nous réaliserons à partir d’un scénario d’images une installation dans un lieu physique réel. Faire parler l’espace poétique dans une vérité concrète.

Tout comme l’écriture dramatique crée avec le pouvoir des mots, la scénographie crée avec le pouvoir des images pour façonner l’espace. Créer des images de poésie qui envoûtent, qui troublent, qui provoquent la réflexion. L’exploration scénographique est davantage en quête d’un sens d’investigation que d’un sens de description ou de décoration de l’espace. L’écriture picturale de l’espace doit témoigner et rendre compte de l’émotion intrinsèque de l’œuvre analysée. Le scénographe est avant tout un penseur, un poète et un communicateur d’images.

En ce moment, il y a toute une pensée en transformation qui s’articule autour du discours sur l’exploration scénographique. L’ouverture et les liens directs avec les autres formes d’art enrichissent notre regard sur le monde, sur l’art et notre pratique, et provoquent le désir de développer de nouvelles approches visuelles. L’espace n’est jamais anecdotique, il est le lieu des conflits et des rêves, des tensions  et des transgressions, du possible et de l’impossible.

C’est donc dans cette perspective que nous aborderons notre réflexion et notre recherche tout au long de cet atelier sur la construction de l’image et l’investigation de l’espace.

 

Déroulement de l’atelier

Tout est une question de regard en scénographie, d’ailleurs le mot « perspective » vient du mot perspicere qui veut dire apercevoir.

 Développer l’habileté et l’acuité du regard est un élément essentiel au processus de création et au développement du langage scénique. Cela sera donc le point de départ de notre processus de réflexion et d’exploration. Avoir des yeux qui voient, qui questionnent, qui scannent. Développer la capacité de voir au travers des choses, faire vivre ce qui n’existe pas encore, ou ce qu’on ne peut voir au premier regard. Décoder

 « Le théâtre doit être un lieu où le monde visible et le monde invisible se touchent et se heurtent ».  Arthur Adamov

 

Exercice préparatoire avec le scénario d’images

 Explorer le réel et le réinventer.

Transformer ses idées en images.

 L’objectif principal de cet exercice sera d’arriver à exprimer par les images des espaces de tensions picturales, pensés et créés pour des corps et des lumières. Créer des contrastes, trouver un certain sens du rythme. Il est important de préciser que la lumière fera partie intégrante de nos réflexions et de nos préoccupations visuelles.

La création d’un scénario d’image - composition et technique de juxtaposition d’éléments d’images -, servira d’amorce à l’exploration de l’écriture picturale. Il nous permettra de découvrir les innombrables possibilités de faire parler les images et de jouer avec elles. Il nous questionnera sur comment les éléments dialoguent les uns avec les autres. Il nourrira notre processus de création et  stimulera notre imaginaire.

« Les images nous hantent, nous agressent, nous fascinent. Elles encombrent notre corps, nos rêves et nos pensées car elles mettent notre regard à l'épreuve d'une absence : explosantes ou évanescentes, elles meurent aussi sous forme de clichés. »   François Noudelmann 

 

Première étape : Investiguer l’image et la nouvelle

 Par le biais du photomontage, nous allons explorer tout d’abord l’univers fantasmatique d’Edgar Allan Poe, en créant des images d’inspirations qui devront mettre en lumière l’effet d’étrangeté qui s’en dégage.

Deuxième étape : Investiguer l’image, le texte et l’espace. 

 Dans un deuxième temps, nous travaillerons toujours avec le photomontage, mais cette fois-ci à partir d’un texte - ou d’une scène-, et d’un lieu (théâtral ou autre), que vous aurez spécifiquement choisis. De là, il s’agira de créer un scénario d’images,  regroupant les scènes qui vont inspireront le plus.

Troisième étape : Investiguer l’image, l’espace et le lieu physique

Réaliser une idée à partir d’une installation.

 Comme dernière étape à cet atelier, les candidats retenus devront réaliser une installation qui s’inspire du travail de conception visuelle qu’ils auront créée à l ‘étape 2. Une proposition spatiale et picturale de synthèse, claire et minimale, et en même temps une proposition dramatique forte et chargée de sens dans laquelle seront mis en valeur le personnage, l’objet, la lumière et la texture sonore.

Appel Banff 2015
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