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Plan stratégique

Priorités stratégiques 

L’état actuel du milieu théâtral de la francophonie canadienne, les besoins des compagnies membres de l’association et ceux des pigistes qui gravitent autour d’elles, nous amènent à dégager, pour la période de 2014 à 2019, les priorités stratégiques suivantes.

1. Poursuivre les actions visant le développement des compagnies et de l’ATFC, en continuant à promulguer le discours que ces instances doivent être dotées des ressources humaines et financières qui leur permettront d’exécuter avec un maximum d’efficience leur large mandat.

2. Ajuster de façon régulière le discours et les actions de représentation de l’ATFC aux réalités politiques et économiques changeantes. 

3. Continuer d’appuyer le travail des artistes et des gestionnaires qui créent le théâtre franco-canadien en leur offrant régulièrement des occasions de formation et de ressourcement.

4. Continuer à favoriser la diversité et la multiplicité des pratiques théâtrales des compagnies. Notamment, en appuyant celles qui souhaitent effectuer des phases exploratoires (étapes en laboratoire) en amont de leurs productions afin qu’elles aient la latitude pour le faire, aux plans humain et financier. 

5.  Appuyer les compagnies dans leurs efforts visant à  développer des publics et à augmenter le nombre de représentations qu’elles offrent en salle et en tournée. 

6. Maintenir des instances de dialogue et de concertation qui continueront à refléter les besoins, les pratiques et les projets du milieu. 

Axes de développement 2014-2019

AXE 1 Appuyer le développement des compagnies membres

Le mandat premier de l’ATFC sera toujours d’appuyer, de diverses façons, le travail de ses compagnies membres. 

AXE 2 Contribuer au développement des ressources humaines du milieu et au développement de la pratique théâtrale

La « matière première » au théâtre et dans les arts sera toujours l’être humain et le regard sur le monde porté par ses artistes. L’ATFC souhaite continuer à appuyer ces derniers dans leur démarche, en leur permettant de continuer à se développer, notamment grâce à des activités de formation et de ressourcement. 

AXE 3 Promouvoir le théâtre franco-canadien

L’ATFC se propose de poursuivre des actions permettant au grand public et aux décideurs de mieux connaître et apprécier les nombreuses retombées provoquées par les actions des compagnies.

AXE 4 Favoriser la diffusion des productions des compagnies membres en salle et en tournée

L’ATFC cherchera à appuyer le travail des compagnies membres afin que leurs productions soient jouées plus souvent et devant un public plus nombreux.

AXE 5 Continuer de solidifier le fonctionnement de l’ATFC et mettre à jour sa gouvernance

À la veille de son 30e anniversaire (en 2014), l’ATFC souhaite exécuter de façon optimale son mandat d’appuyer le développement de ses compagnies membres et du milieu théâtral.

Pour consulter le plan de développement stratégique 2014/2019, svp voir le document ci-joint.

Cinq grands enjeux sont actuellement ciblés par notre association afin de favoriser l'essor du théâtre professionnel dans la francophonie canadienne.

1. Le développement des compagnies : Obtenir un financement adapté au contexte de la pratique théâtrale en milieu minoritaire francophone.

La pratique des compagnies membres de l’ATFC est directement inscrite dans le contexte linguistique minoritaire dans lequel elles évoluent. C’est comme un tatouage. C’est dans la peau. Cette réalité fait partie de leur quotidien et influe sur la façon dont le théâtre y est créé et offert. Or, les instances de financement - autant les programmes d’appui aux langues officielles que ceux qui ont pour mandat spécifique de soutenir les arts, tant au fédéral qu’au provincial-, s’ils disent le reconnaître, peinent à traduire cette reconnaissance en appuyant de façon conséquente les coûts réels qui sont associés à la pratique théâtrale dans ce contexte particulier. En résulte souvent une sensation d’essoufflement chez les membres de l’association.

Nous vous invitons à consulter le document qui est remis aux jurys de pairs par le Service du théâtre du Conseil des Arts du Canada quand ils ont à évaluer des dossiers en provenance de nos compagnies membres. Ce document a été rédigé par notre association. Les particularités de la pratique dans la francophonie canadienne y sont bien mises en lumière.

Un financement accru venant appuyer les défis particuliers auxquels sont confrontés les membres de l’ATFC vise à atteindre la notion de plancher viable pour gérer une compagnie et, dans plusieurs cas, une infrastructure théâtrale. Les démarches de l’ATFC ont ainsi pour objectif de permettre aux compagnies membres d’avoir accès aux  ressources humaines et financières requises pour exécuter leur vaste mandat et poursuivre de façon optimale leur démarche artistique. À titre d’exemple, au contraire de leurs collègues des deux majorités linguistiques au Canada, la plupart des compagnies de notre association se consacrent à plusieurs créneaux de création et de diffusion. Elles le font avec des équipes réduites, ce qui crée d’importants défis en matière de gestion du personnel et en organisation du temps. Si les quatorze compagnies membres créent à l’intention du grand public, dix d’entre elles se consacrent également aux jeunes publics (certaines créant d’ailleurs des productions pour les enfants et des productions pour les adolescents). Ces spectacles sont offerts dans le cadre de tournées qui sont parfois substantielles. L’ATFC souhaite continuer à porter le discours que les compagnies membres de l’association doivent être davantage appuyées pour remplir les diverses ramifications de leurs mandats et espère que des solutions seront apportées sous peu.

Une force motrice dans la société franco-canadienne. Une pertinence artistique à l’échelle pancanadienne ! 

Les appuis financiers dont bénéficient les compagnies de l’ATFC proviennent majoritairement de deux sources : les programmes de nature artistique et ceux qui soutiennent l’engagement de nature communautaire, dû au fait qu’elles évoluent dans un contexte linguistique minoritaire. Cela est très bien. Toutefois, la nature de ces deux types de partenaires et les critères sur lesquels ils basent leur soutien, sont plutôt divergents. Lorsque les compagnies présentent le bilan de leurs activités, il n’est pas rare que chacun vienne questionner la pertinence de la partie pour laquelle l’autre partenaire les appuie. Une chatte n’y reconnaîtrait pas ses petits. 

Par exemple, les agences et les programmes de financement aux arts évoquent l'excellence artistique comme étant le facteur décisif dans l'octroi de leurs subventions. En tant qu’organisme national de service aux arts, l’ATFC serait plutôt mal placée d’être en désaccord avec cette façon de voir. Toutefois, il semble aux compagnies de notre association que ces partenaires essentiels à l’essor de notre secteur ne tiennent pas suffisamment compte des conditions et du contexte géographique dans lesquels cette excellence artistique s’incarne. De même, les programmes de financement des langues officielles ont tendance à questionner régulièrement la légitimité de leur appui aux organismes artistiques qui, selon eux, relèvent davantage des programmes de soutien aux arts. C’est avoir une vision bien réductrice, ce nous semble, de l’aspect rassembleur de l’acte théâtral et de sa participation au développement de l’imaginaire, de la sensibilité et de la pensée à l’intérieur d’une société telle que la nôtre. C’est aussi une vision réductrice de l’apport majeur et profond des compagnies de théâtre au développement du Canada français dans son histoire des quelque quarante dernières années.

Dans le même souffle, les programmes d’appui spécifiquement dédiés aux arts, ont tendance à occulter le vaste volet d’éducation artistique qui fait partie intégrante de la pratique de plusieurs compagnies membres de l’association. Cette partie de leur travail vient répondre aux particularités du terrain. Dans la francophonie canadienne, peu d’organismes œuvrent au développement théâtral dans chacune des régions. La majorité des réponses aux besoins exprimés par les collectivités à ce niveau doit souvent passer par la compagnie de théâtre.

Ce double mandat des compagnies franco-canadiennes, l'immensité des territoires qu'elles desservent et l'exploitation des infrastructures qu'elles soutiennent engendrent des coûts de production qui comptent parmi les plus élevés au pays. Ces derniers ne cessent d’ailleurs d'augmenter. À cet égard, la mise en place, depuis 2008, de l’Aide aux organismes œuvrant dans des environnements fragilisants, par le Service de théâtre du Conseil des Arts du Canada, représente un exemple majeur d’une instance gouvernementale qui vient reconnaître les coûts additionnels engendrés par la largeur des mandats artistiques des compagnies œuvrant en milieu minoritaire et les déclinaisons plurielles de ceux-ci. La mise sur pied de cet appui représente un précédent exemplaire, qui mérite d’être pérennisé au sein d'un programme régulier. Il s’agit également d’un exemple probant que d’autres pourraient suivre.

2. Consolider la représentativité et le fonctionnement de l'ATFC

Pour continuer à représenter d’une façon optimale les compagnies de théâtre professionnelles du Canada français, l'ATFC doit, elle aussi, bénéficier des ressources humaines qui lui permettront de réaliser son mandat de façon optimale.

Le champ d’action premier de notre association est d’agir en tant que groupe de pression et de lobbying. Toutefois, en raison de la nature même du secteur qu’elle représente, l’ATFC est, d’une façon analogue à la réalité vécue par les compagnies au plan régional, la dépositaire de l’ensemble des besoins du milieu. Elle est également l’organisme moteur des réponses qui doivent y être apportées. Elle intervient ainsi dans des domaines aussi vastes et diversifiés que :

  • La représentativité et le rayonnement de compagnies grand public ;
  • La représentativité et le rayonnement de compagnies jeune public (plusieurs membres de l’association possèdent le double mandat de s’adresser tant au grand qu’au jeune public) ;
  • L’appui à la diffusion des compagnies dans la francophonie canadienne, au Québec, et ailleurs ;
  • La représentativité de leurs besoins quand elles agissent elles-mêmes comme diffuseurs;
  • La promotion globale du milieu ;
  • La formation de base et le ressourcement professionnel des artistes et des administrateurs ;
  • La dramaturgie ;
  • L’animation des activités d’une fondation qui vise à développer une relève en lui donnant l’occasion de s’enraciner dans son propre milieu ;
  • Le maintien de liens avec le secteur de l’éducation ;
  • La production d’études et d’argumentaires visant à faire avancer les grands dossiers ;
  • L’animation de diverses instances de concertation avec plusieurs organismes de partout au Canada, du domaine artistique, culturel ou de la francophonie ;

Contrairement aux majorités linguistiques du pays, la francophonie canadienne en situation minoritaire n’a pas encore eu le loisir de créer un ensemble d’institutions ayant pour mandat de répondre à chacune des problématiques du secteur théâtral vu dans son intégralité. Tout comme ses compagnies membres, l’ATFC revendique l’accès à des moyens conséquents face à l’ampleur de son mandat et désire pouvoir engager suffisamment d’employés pour y répondre de façon optimale.

3. Augmenter la diffusion et la circulation des productions

Pour la majorité des compagnies qui produisent des spectacles dans la francophonie canadienne, la tournée est un passage obligé - qu’elles sont d’ailleurs très heureuses de franchir-, vers un public plus grand et une augmentation du nombre de représentations. Pour les artistes, il s’agit d’une occasion de prendre une plus grande expérience, tout en augmentant leurs revenus.

Le financement de la diffusion des productions (tant en grand public qu’en jeune public) dans l'ensemble du Canada, tout comme l'amélioration des perspectives et des conditions de tournée demeurent cependant, encore aujourd'hui, des enjeux incontournables au maintien de la pratique théâtrale en milieu minoritaire. Entre autres, on parle de la capacité des diffuseurs d’offrir un cachet conséquent et de l’urgence de faire bâtir des infrastructures capables d’accueillir les propositions esthétiques des compagnies et d’offrir des conditions de confort pour les spectateurs.

4. Établir la collaboration entre le milieu théâtral et le milieu de l'éducation sur des fondements artistiques

Les compagnies de théâtre sont depuis longtemps des partenaires importants des écoles et du milieu scolaire. Elles s’inquiètent toutefois grandement de la tendance croissante, dans le milieu de l'éducation, à ne considérer l'activité artistique qu'en fonction des réponses aux objectifs des programmes scolaires ou de contributions à la construction identitaire des élèves. L’art est beaucoup plus que cela et il faut dénoncer vivement cette façon réductrice de le voir comme purement utilitaire. L’ATFC et ses compagnies membres croient sincèrement que l’expérience artistique participe fortement au développement de la pensée, de l’imaginaire, de la sensibilité d’un individu et d’une collectivité. Le théâtre est l’art de l’humanité. Le seul qui permet de rassembler dans un même lieu et dans un même temps des êtres humains qui en regardent d’autres en train d’agir comme dans la vie.  

Convaincues de la valeur intrinsèque du théâtre, les compagnies de l’ATFC investissent des ressources comparables dans leurs productions jeunes publics – non pas le public de demain, mais celui d’aujourd’hui – que dans leurs productions pour adultes. La croissance de l'action des compagnies en milieu scolaire repose sur l'amélioration du dialogue avec les instances en éducation, sur l'amélioration des conditions de production et de diffusion du théâtre jeune public. On peut dire la même chose d’un financement stable et adéquat aux activités parallèles offertes par les compagnies : festivals, cours d'art dramatique, camps, ateliers, etc.

5. Le financement d'exploitation d'infrastructures théâtrales modernes

La plupart des compagnies de l’ATFC ont maintenant la responsabilité de salles ou de lieux de production. C’est déjà énorme. Le prochain grand défi pour l’ATFC est maintenant de faire reconnaître qu’elles ont besoin d’augmenter le nombre de leurs ressources humaines afin de se consacrer avec le maximum d’efficience à leur mandat de producteur et de créateur, comme à celui de gestionnaire de salle. Nous vous invitons, à ce sujet, à consulter l’étude Historique des espaces de production, de création et de diffusion théâtrale et les ressources nécessaires à leur gestion, réalisée par la consultante Pénélope Cormier en février 2012.

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